‹ Spina bifidaChapitre 102 sur 144 · Lacayo. — Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Lacayo. — Loc. cit., p

h4S : SPINA BIFIDA

myélocyste aréal et de ses caractères principaux. Je rappellerai seulement que, quand la soudure des bords de l’area a formé le myélocyste, les deux zones épithélio-séreuses latérales forment, en s’accolant, ce que nous avons appelé la lame épithélioséreuse, qui est en continuité immédiate avec le feuillet ectodermique. Il se peut que, comme dans le processus d’évolution normal, la séparation se fasse entre l'extrémité distale de cette lame épithélio-séreuse et les bords de la fissure ectodermique quand ceux-ci se souderont sur la ligne médiane. La lame épithélio-séreuse, alors, se rétractera ou disparaîtra, et l’extrémité dorsale du myélocyste ne présentera aucune connexion avec la peau. On ne trouvera entre la fissure et le revêtement cutané aucun cordon fibreux. Nous désignerons les cas de cette

catégorie sous le nom de spina bifida occulta sans attache cutanée.

En second lieu, cette séparation de l’extrémité distale de la lame épithélio-séreuse et du feuillet ectodermique pourra ne pas se faire; dans ce cas, la lame épithélio-séreuse restera étendue entre la ligne de soudure dorsale du myélocyste et la

face profonde de la peau. Mais, ici, l’attache de cette lame ne

pourra être recouverte que par l’épiderme, les tissus d’origine

mésodermique entrant dans la constitution de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané n'ayant pas pu se réunir sur la

ligne médiane. De là l'aspect cicatriciel que l’on trouvera au

niveau de cette attache. De plus, il ne faut pas oublier les inégalités qui se rencontreront dans le développement des téguments, des parties molles, du squelette rachidien et des parties intra-spinales. Aussi verra-t-on la lame épithélio-séreuse, distendue, amincie, suivre un trajet plus ou moins flexueux, pour aboutir à la fissure osseuse, et de là au myélocyste. Enfin,

ce cordon aminci n’empêchera pas la fermeture tout au moins

partielle de la membrana reuniens, et la fissure semblera fermée par une plaque fibreuse au milieu de laquelle passera le cordon en question, contractant avec la plaque en question une adhérence plus ou moins intime.

La plaque pourra aussi présenter un travail d'ossification plus ou moins régulier, et plus ou moins complet. *

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En dernier lieu, comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, dans l'épaisseur de cette lame épithélio-séreuse, en un point quelconque de son parcours, aussi bien près de son extrémité distale, c’est-à-dire de son insertion cutanée, que près de son insertion proximale, à la ligne de soudure dorsale du myélocyste, ou dans tout autre point intermédiaire de son trajet, il pourra se développer une tumeur, soit solide, fibreuse, adipeuse, fibromyolipomateuse, etc., ou contenant des kystes, comme dans les cas étudiés au commencement du chapitre précédent. Il est bien entendu que ces kystes, en aucun cas, ne pourront être constitués soit par le myélocyste, soit par une méningocèle proprement dite, car, alors, ce ne serait plus à un spina bifida occulta, mais à une myélocystocèle ou une myélocystoméningocèle que l’on aurait affaire.

Nous désignerons ces deux dernières catégories sous le nom de cas à connexion cutanée, sans ou avec tumeur.

&) SPINA BIFIDA OCCULTA SANS ATTACHE CUTANÉE. — Nous avons vu que, dans cette variété, la séparation s'était établie entre l'extrémité distale de la lame épithélio-séreuse et le feuillet ectodermique. La lame épithélio-séreuse s’est rétractée ou a disparu, et l'extrémité dorsale du myélocyste ne présente plus aucune connexion avec la peau. Dès lors, rien ne s’opposant plus à la progression des feuillets superficiels mésoblastiques, le derme, ainsi que le tissu cellulaire sous-cutané, pourront se former et fusionner sur Ja ligne médiane ; les plans aponévrotique et musculaire se constitueront comme à l’état normal, et la fissure vertébrale se trouvera recouverte superficiellement par une peau en apparence normale, et les plans sous-jacents, sans altération notable.

Aussi, en examinant la peau qui recouvre les cas de cette catégorie, ne trouvera-t-on pas les parties amincies, les plaques d'aspect cicatriciel que nous aurons à mentionner dans la plupart des autres variétés. En effet, ici, l’'épiderme se trouve doublé par le derme et, plus profondément, par le tissu cellulaire souscutané; nous avons vu que la principale raison de cet aspect

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cicatriciel était précisément l'absence du derme sous l’épiderme. : Quant aux autres raisons signalées pour expliquer la présence de plaques cicatricielles, comme, par exemple, les vergetures par suite d’une diminution de volume de la tumeur, il ne peut en être question ici, car la tumeur n'’atteint jamais de grandes

dimensions.

En même temps, la peau recouvrant le spina bifida pccalti ne présentera pas de dépression, d’infundibulum, à plus forte À raison de fistule borgne plus ou moins profonde. |

En revanche, nous pourrons trouver là toutes les autres modifications cutanées du spina bifida occulta en général, Par exemple, l'hypertrichose ou les taches télangiectasiques. Ù

A la section, la peau paraît normale. Il en est de même. du tissu cellulaire sous-cutané et des plans aponévrotique et musculaire. Re

La : fissure osseuse peut n’occuper qu'une seule vertèbre: parfois elle s'étend à plusieurs vertèbres consécutives. La “ fissure est généralement médiane, elle est plus ou moins large, mais, le plus souvent, elle est obturée par une membrane fibreuse, qui s'étend d’un bord de la fissure au bord opposé transversalement. De haut en bas, cette membrane peut soit … obturer toute la longueur de la fissure, soit laisser des orifices 2 libres. |

Au-dessous de cette membrane occlusive, on trouve les mé- … ninges tantôt adhérant à sa face profonde et tantôt, au contraire, … libres. La moelle, enfin, présente à un degré plus ou moins accentué les caractères que nous avons donnés comme particu- 4 liers au myélocyste aréal, surtout au myélocyste aréal terminal. M

Nous avons donné déjà (p. 444) l'observation de Virchow, qui appartient évidemment à cette catégorie. |

Dans l'observation XVIII de Recklinghausen (p. 389), dont nous avons déjà rapporté des extraits (p. 119), il ÿ avait deux spina bifida, le premier occulta, occupant les cinq dernières vertèbres dorsales, puis, le second, constitué par une myélocystoméningocèle, allant depuis la deuxième lombaire jusqu’à as fin de la colonne vertébrale. ;

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