‹ Spina bifidaChapitre 66 sur 144 · GUNTHER. — Lehre von den bluligen Operationen, AV, p · texte numérisé non relu

GUNTHER. — Lehre von den bluligen Operationen, AV, p

D' M. DENUCÉ, PA

338 SPINA BIFIDA ELA

Le fait de Holmes:, où l’autopsie fut faite, et dont la pièce anatomique est déposée au musée du St. Georges Hospital, série V, n° 55, est probant.

OBSERVATION 81 (HoOLMES).

Ce cas est un exemple d’un autre genre de spina bifida, qui ressemblait sous beaucoup de rapports au spina bifida ordinaire, en tant que kyste congénital formé par une hernie des membranes spinales. Il en différait seulement par ce point que l’ossification de la colonne vertébrale était parfaite ; toutefois, quoiqu’en raison de cette dernière particularité, il soit difficile de désigner, à proprement. parler, cette tumeur sous le nom de spina bifida, elle me parait constituer un degré des plus rapprochés de cette affection.

Le malade était un jeune homme de vingt ans, qui pendant toute sa vie avait eu à la fesse une tumeur. Celle-ci avait été graduellement croissant, mais sans occasionner au malade ni douleur ni gêne, si ce n'est dans une ou deux occasions. Elle s'était alors ouverte, et le malade aurait eu des mouvements involontaires des membres, et des selles également involontaires. Quand le malade fut admis à l'hôpital, sa tumeur était grosse comme sa tête et remplie de liquide. A la surface, on voyait de grosses veinés avec une ou deux ulcérations déterminées par le frottement des vêtements. On fit d'abord une ponction avec une aiguille creuse, et on vit sortir un liquide clair, transparent, constitué par de la sérosité légèrement brune, qui différait du sérum du sang en ce qu’elle contenait moins d’albumine. Peu de jours après la tumeur fut ponctionnée avec un trocart, et l’on en lira une quantité de liquide à peu près équivalente à la moitié d’une cuvette à se laver les mains. Le point sur lequel avait porté la piqûre s’enflamma, il survint un érysipèle, qui s’étendit aux membranes médullaires, et le malade mourut dans l’opisthotonos, par suite du développement d’une méningite spinale diffuse. A l’autopsie, on reconnut que le kyste communiquait avec l’espace sous-arachnoïdien ; le sac parut être formé par une expansion de la membrane qui ferme en bas l’ouverture du canal sacré. L’ossification des os paraissait être parfaite ; on ne put trouver dans le sac aucune trace des nerfs spinaux.

Si cette dernière observation peut être considérée comme démontrant l'existence de la hernie méningée se faisant sans

Ke HoLMES. — Pathological Society's Transactions, VIII, p. 10, et Thérapeutique des maladies chirurgicales des enfants, 1868, trad. française, p. 114.

; & È 2 2 MÉNINGOGÈLE 339 fissure osseuse proprement dite à travers l'hiatus sacralis, pas “plus que les autres faits cités, elle ne nous démontre l’existence de la méningocèle anatomiquement vraie à travers cet orifice. - Dans le fait de Berardi que nous avons résumé, il y avait une fissure portant sur le coccyx et des traces de fissure sur les parois postérieures du sacrum. Les observations que nous avons citées ne nous permettent pas de mettre en doute la D tie ni même l'existence réelle d’une hernie méningée se faisant à travers l’'hiatus sacralis. Aucune, comme nous l’avons vu, ne nous permet de conclure à l’existence d’une méningocèle proprement dite, c'est-à-dire sans altération médullaire concomitante. ; Cette dernière observation de Berardi nous suggérera une autre hypothèse sur laquelle nous aurons à revenir plus loin. … Ces méningocèles sacro-coccygiennes, passant par l’hiatus — sacralis, ne seraient-elles pas des formes de spina bifida occulta, à . voire même occlusa ? Supposons un myélocyste aréal terminal relié - aux téguments par une lame épithélio-séreuse assez mince, cette lame pourra peut-être ne pas empêcher la formation de la membrane unissante supérieure, constituant au sacrum sa paroi | postérieure. Cette paroi postérieure pourra se développer et # s'ossifier régulièrement, de telle façon que la lame se trouvera . repoussée au niveau de l'hiatus sacralis. La méningocèle se à développera ultérieurement dans l'épaisseur de cette lame et se - reliera ainsi aux méninges situées dans la cavité sacrée par un …— pédicule passant à travers l’hiatus sacralis. Je me borne à men- - tionner ici ce mode de formation, sur lequel je me réserve de . revenir quand nous étudierons le spina bifida occulta. Donc, aucun de ces cas ne nous permet d'affirmer l'existence … de la méningocèle pure. Et jusqu'à nouvel ordre, nous nous en tiendrons à l'opinion que nous avons émise plus haut, à savoir … que la méningocèle pure, au point de vue anatomique, n'existe paset qu’elle recouvre toujours quelque malformation de la moelle, si légère que puisse, dans certains Cas, être celte mal-

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