CHAPITRE II
Les médiums*
La faculté de correspondre avec Vautre monde porte le nom de faculté médianimique ou médiumnilé : elle n'est pas aussi extraordinaire qu'on le suppose. Tout le monde la possède plus ou moins, mais elle est très développée chez certains sujets, soit naturellement par une disposition particulière du tempérament, soit par un exercice soutenu que viennent corroborer une vie régulière et rangée, la chasteté, la sobriété, le jeûne, l'égalité d'humeur, une bonne conscience et un fonds d'altruisme.
Telles sont du moins les conditions rigoureuses que les spirites jugent nécessaires à la formalion d'un médium, quand la nature n'en fait pas les frais.
Être médium, c'est donc servir d'intermc-
(liaire entre le monde invisible et le inonde* visible, entre les esprits désincarnés et les hommes qui vivent sur la terre. Nul ne peut interpeller ces esprits, converser avec eux, s'il n'est médium,
AUan Kardec, qui est l'importateur et le grand théoricien du spiritisme eu France, reconnaît plusieurs espèces de médiums suivant les moyens usités par les esprits pour se manifester à eux : les médiums à effets physiques ^ les médiums sensili/s ou impressibles , les médiums auditifs, les médiums voyants, les médiums parlants, les médiums somnambules, les médiums guérisseurs, les médiums pneumatographes, les médiums psychographes ou écrivains, etc. Étudions rapidement ces différentes variétés.
Les médiums à effets physiques sont de beaucoup les plus nombreux et les plus accrédités. Home est le maître du genre, et actuellement la Napolitaine Eusapia Paladino marche sur ses traces, sans arriver encore à l'atteindre : nous leur consacrons plus loin deux chapitres. On