‹ Spirochétose ictérohémorragiqueChapitre 10 sur 71 · I. — Premiers essais des Japonais · texte numérisé non relu

I. — Premiers essais des Japonais

Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, ce sont les médecins japonais qui ont été nos initiateurs. Dès le printemps de 1915, R. Inada et Y. Ido réussissaient à conserver le Spirochète vivant pendant treize et dix-sept jours. En mai, ils observaient sa multiplication et étaient à même de le cultiver en série; à cette époque, ils le conservaient pendant cinq générations et le microorganisme survivait, hors du corps de l’animal, pendant deux mois; le milieu employé était celui de H. Noguchi, sous couche d’huile de vaseline, dans lequel le rein de Cobaye remplaçait le même organe du Lapin.

En outre, les auteurs japonais mettaient en lumière un fait important : le développement du Sp. icterohemorragiæ n’est possible qu’à une température notablement inférieure à celle du corps des Mammifères; à -f- 37°, une culture abondante ne tarde pas à disparaître et l’optimum paraît être compris entre -f- 22° et-j-250.

Quelques mois plus tard, sous l’inspiration de R. Inada, la question était reprise par Y. Ido et H. Matsuzaki dans un mémoire du Journal of experimental Medicine, où ces auteurs préconisaient toute une série de milieux nouveaux à la fois solides et liquides :

Milieux solides : agar ou gélatine au sang.

Milieux liquides : sérum sanguin d'Homme ou de Bœuf, dilué avec une égale quantité d’eau distillée ou liquide d’ascite ou liqu ide pleural, tyndallisés pendant une demiheure, plusieurs fois de suite, entre 50-60°.

LE PARASITE

Avec ces divers milieux, les auteurs japonais ont obtenu des cultures satisfaisantes (1).

Nous jugeons inutile de multiplier ici les formules de milieux de Culture qui ont fourni des résultats plus ou moins satisfaisants aux divers auteurs; nous nous attacherons surtout à préciser les conditions d'emploi du milieu qui jusqu’ici nous a paru assurer un rendement pratique.

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