RÉSULTATS
des cultures
dans le mélange
Mouton .
Réfractaire.
Peu favorables
Cobaye .
Extrêmement
Moins favorables
sensible.
que le Lapin.
Cheval .
Réfractaire.
Assez bons.
Veau .
Assez bons.
Chèvre .
Assez bons. j>
Ane .
Porc .
Rat . . .
Héberge le Spiro-
Nuis.
Peu favorables.
Défavorables.
Homme (Sérum frais de syphilitique) ....
chète comme commensal.
Peu favorables.
§ 3. Réaction des milieux de culture. — Une seconde condition formelle, d’après H. Noguchi, est représentée par la réaction du milieu de culture, qui doit être faiblement alcaline, de l’ordre de celle du sérum sanguin.
La plus légère acidité serait incompatible avec le dévelop-
(1) Dans certains cas, H. Noguchi ajoute une petite proportion de
gélose.
LE PARASITE
pement du Spirochète : c’est ainsi que les microorganismes éliminés hors du corps humain par l’iirine ne survivent guère plus d’une vingtaine d’heures ; mais, si on neutralise, ou mieux si on alcalinise très légèrement l’urine, la mort des Spirochètes est retardée au delà du terme normal ; bien plus, si on ajoute des aliments convenables, les Sp. icterohemorragiæ y persistent pendant une dizaine de jours.
Dans l’urine du Cobaye, les parasites survivent assez longtemps pour que cette excrétion permette d’expédier le virus au loin : nombre de nos confrères français et étrangers ont pu transmettre à l’animal la spirochétose ictérohémorragique au moyen d’urine prélevée aseptiquement dans la vessie, répartie en tubes scellés et soumise à un voyage de 1 à 3 jours.
Au point de vue spécial qui nous occupe ici, il est intéressant de rappeler les chiftres obtenus par H. Noguchi au point de vue de l’alcalinité des divers sérums. Si à 2 cm3 de sérum de Mouton, d’Ane ou de Cochon, on ajoute 3 cm3 d’eau distillée, il faut 0,4 cm3 de solution décinormale d’acide chlorhydrique pour provoquer une réaction neutre ; au contraire, le sérum de Lapin, dont on sait la valeur pour les cultures de Spirochètes, a une réaction beaucoup plus faible : 0,2 cm3 de la même dilution d’acide chlorhydrique suffit pour obtenir la neutralisation; 0,35 cm3 provoque une réaction acide. Ajoutons, enfin, que le sérum de Cheval se tient entre ces cas extrêmes.
Plus discutée est la question du besoin en oxygène de Sp. icterohemorragiæ . H. Noguchi n’hésite pas à conclure que ce microorganisme est un aérobie obligatoire ; tout obstacle à la pénétration de ce gaz est défavorable à l’obtention de cultures.
Mais cette opinion est loin d’être admise sans conteste et le fait que la présence d’une couche d’huile de vaseline favorise la multiplication des Spirochètes ne paraît pas en sa faveur.
LA SPIROCHÉTOSE