‹ Spirochétose ictérohémorragiqueChapitre 7 sur 71 · Sp. icterohemorragiæ · texte numérisé non relu

Sp. icterohemorragiæ

Frottis traité par l’albuminate d’argent, groupe de Spirochètes avec cils terminés par des sphérules. (Préparations de L. Martin, A. Pettit et A. Vaudremer.)

Pl. III

Jeantet, phot.

Imp. Catala t'rères, Paris

LE PARASITE

au corps des Spirochètes, ils permettent néanmoins de différencier le Sp. icterohemorragiæ d’autres éléments voisins, tels que Treponema pallidum et Sp. dentium. La réaction microchimique que j’ai signalée demeure donc entière. Elle consistera à mélanger sur lame de verre la pulpe fraîche du foie de Cobaye avec les Spirochètes à étudier et à effectuer l’imprégnation par la méthode pyridino-argentique après fixation soit à l’alcool seul, soit à F alcool-éther.

Les Spirochètes ictérohémorragiques ne s’imprégneront pas après fixation par l’alcool, mais s’imprégneront après fixation à l’alcool-éther, tandis que Sp. dentium et Treponema pallidum s’imprégneront dans les deux cas. Il est donc

possible . que ce caractère différentiel puisse être utilisé

comme moyen de diagnose dans la suite, en présence de Spirochètes morphologiquement semblables au Spirochète ictérohémorragique ».

§ 3. Frottis à l' encre de Chine. — Dans le cas présent, ce procédé n’a guère à son actif que sa simplicité ; les spires sont peu nettes; pour cette raison, il peut exposer à des confusions et il a entraîné des erreurs de diagnostic.

§ 4. Coupes après nitratation. — A. Cette technique est excellente pour mettre en évidence les Spirochètes qui apparaissent avec une abondance que ne laissent souvent soupçonner ni l’observation des frottis, ni même l’examen mltramieroscopique ; elle esta peu près la seule qui permette de déterminer la topographie des parasites; en revanche, elle communique à ceux-ci un aspect assez inattendu : le filament mince et délié qui, dans les autres méthodes, représentait le Spirochète, s’est transformé ici en un bâtonnet empâté, courtaud, à peine spiralé, dans lequel presque rien ne rappelle plus l’élégante hélice qui caractérise le Sp. icterohemorragiæ (fig. 2 et 3; pl. V, 3).

R. La nitratation des pièces s’effectue, soit suivant l’ancienne méthode (sans pyridine) indiquée dans tous les manuels ; soit suivant une méthode proposée récemment

LA SPIROCHETOSE

par Y. Manouélian et présentant trois avantages : rapidité, précision de l'imprégnation et possibilité de colorer les noyaux cellulaires.

Voici en quoi le procédé consiste, d’après son auteur : fixer des fragments de 1 millimètre d’épaisseur, pendant une demi-heure à deux heures dans le formol à 10 °/0 , le formol-alcool (1) ou falcool à 96°. Laver à trois reprises au moins et à dix minutes d’intervalle dans l’alcool à 90°.

Coupe de foie de Cobaye après nitratation.

Mettre les fragments dans un flacon à large goulot (jaugeant de 60 à 100 cm3), rempli à moitié d’eau distillée; au bout de quelques minutes, ils tombent au fond. Renouveler l’eau distillée. Imprégner en versant dans le flacon une solution de nitrate d’argent à 1 °/0 , dont la température ne doit pas dépasser celle du laboratoire; porter le tout dans une étuve à 56°, l’y laisser séjourner de quarante minutes à une heure.

Retirer le flacon de l’étuve, prendre délicatement les

(1) Formol, 10 volumes; alcool à 90°, 90 volumes.

LE PARASITE

pièces avec une pince en acier soigneusement paraffinée (1) et laisser tomber les pièces dans le mélange suivant fraîchement préparé :

Acide pyrogallique en solution aqueuse à 2 °/0 . 90 cm1 2 3

Formol . . . 10 cm3

Nous employons aussi, et de préférence, le réducteur de

van Ermengem que nous recommandons surtout pour l’étude du Spirochète d’Inada et Ido (2).

Acide gallique . 5 gr.

Tanin . 3 gr.

Acétate de soude . 10 gr.

Eau distillée . 350 gr.

(1) Paraffine fusible à 70°.

(2) Les essais d’Y. Manouélian ont été effectués sur des pièces que

nous avions fixées à son intention.

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