PLANCHE II
S,>. i< tei ohemorragiæ.
Frottis traité par l’albuminate d’argent En c, sphère réfringente. (Préparation de L. Martin, A. Petiit et A. Vaudremer.)
Pl. II
Jeantet, phot.
lmp. Catala frères, Paris
il:
LE PARASITE
méthodes de Casares-Gil, de van Ermengem et de Lœffler.
La première ne donne de résultats que sur les étalements extrêmement minces; elle est, de plus, difficile à réussir. La méthode de van Ermengem est moins aléatoire ; après avoir suivi la technique classique, il y a avantage à colorer au violet de gentiane aniliné alcalin dilué, de façon à obtenir une légère teinte de fond, sur laquelle les Spirochètes se détachent plus nettement. La technique de Lœffler nous paraît la plus recommandable pour le matériel en iqueslion; elle comm unique au Sp . icterohemorragiæ l’aspect suivant (pl . IV) : à un grossissement moyen, le corps présente des alternances de coloration; avec des objectifs poissants, on constate que celles-ci correspondent aux spires observées sur le microorganisme vivant, mais ici elles sont épaissies et empâtées. Le corps du Spirochète est terminé par des extrémités renflées sur lesquelles viennent s’implanter des flagelles; ceuxci sont au nombre de deux, inégalement développés. Notons, en passant, que la présence de cils est un fait de structure déjà signalé pour divers Spirochétidés, en particulier pour le Tréponème de la syphilis par F. Schaudinn, A. Borrel et C. Levaditi, pour le « Spirille » d’Obermeier par F. G. Novy et R. E. Knapp, pour le « Spirille » de la Poule par A. Borrel.
§ 2. Frottis nitratés. — La nitratation des frottis est particulièrement recommandable pour la mise en évidence des Spirochètes, en raison de sa valeur démonstrative.
Parmi les méthodes les plus avantageuses, dans le cas présent, nous recommandons le procédé à la largine de Ravaut-Ponselle et le procédé de Fonlana-Tribondeau.
A. Procédé à la largine de Ravaut-Ponselle . — On peut remplacer sans aucun inconvénient la marque spécialisée en Autriche sous le nom de largine par l’albuminate d’argent; le produit préparé par notre collègue Agulhon, à l’Institut Pasteur, est excellent. Dans le cas du Sp . icterohemorragiæ , la technique eu question s’applique exactement comme ses auteurs l’ont indiqué pour le Tréponème de la syphilis (pi. Il; III; V, 2).
LA SPIROCHÉTOSE
Avec cette méthode, les Spirochètes montrent des spires assez nettes ; ils sont pourvus des cils terminaux déjà décrits, présentant parfois à leur extrémité de petites sphérules (fi g. 1 ;
pi. III, 2) dont la signification nous échappe. Certains éléments (les plus longs) montrent en leur milieu un point sombre.
B. Procédé de Fontana-Tribondeau. — Ce procédé fournit des résultats comparables à ceux
puis repris par divers auteurs, notamment par Tri bond eau.
Voici une façon de procéder qui nous a constamment fourni de bons résultats : les frottis, étalés en couche très mince (1) sur des lames parfaitement dégraissées, sont fixés pendant cinq minutes dans le milieu ci-dessous :
Formol à 40° du commerce . 2 cm3
Acide acétique cristallisable . 1 cm3
Eau . . 100 cm*
On lave ensuite à l’alcool et on laisse sécher spontanément. On mordance pendant une demi-minute, en chauffant sur la flamme de la veilleuse, jusqu’à émission de vapeur, dans la solution de tanin :
Tanin à l’alcool . 4 gr.
Eau distillée . 100 gr.
que procure Talbuminate d’argent (lîg. 28 et 29). Plus rapide encore et aussi démonstratif, il a été appliqué à l’étude du Sp. icterohemorragiæ par M. Favre et N. Fiessinger,
Photo Jeantet.
Préparation de Martin, Pettit et Vaudremer.
Fig. 1. — Sp. iclerokemorragiæ dont les cils 'se terminent par des sphérules. (Forme de culture.)
(t) Voir ci-dessus, p. 18, le tour de main, préconisé par Tribondeau et Dubreuil.
LE PARASITE
On lave largement à l’eau de conduite, puis à l’eau distillée. On recouvre alors les frottis de la solution de nitrate d’argent, dont la formule est indiquée ci-après ; on chauffe sur la veilleuse jusqu’à émission de vapeur et on attend que le frottis ait pris une teinte violacée, mordorée, ce qui se produit habituellement au bout d’une demi-minute. On rince à l’eau distillée et on laisse sécher.
Les Spirochètes se détachent très nettement en brun, plus ou moins noir.
La solution de nitrate, dont il est question ici, se prépare de la façon suivante : dans un récipient de 10 cm3, on verse une solution d’azotate d’argent à 5 °/0 ; on ajoute goutte à goutte de l’ammoniaque qui finit par provoquer un précipité se dissipant rapidement; on continue à ajouter de l’ammoniaque jusqu’à ce que la solution soit légèrement opalescente et non point claire comme de l’eau de roche; si ce point est dépassé, on peut ajouter un supplément de nitrate et répéter l’opération initiale.
Lorsque les frottis sont effectués avec un tissu très riche en graisse, les Spirochètes, quoique nombreux, peuvent ne point réduire l’azotate; il est facile de remédier à cet inconvénient, en arrosant à plusieurs reprises la lame d’éther sulfurique, après passage par l’alcool (formol acétique, alcool-éther, alcool-tanin, etc...).
G. Notons, enfin, avec nombre d’auteurs (R. Inada, Y. Ido, R. Hoki, R. Kaneko et H. Ito, A. Stokes, J. A. Ryle et W. Tytler, etc...) que les procédés de nitratation pyridinique échouent alors que la nitratation simple fournit de bons résultats. Cette constatation a amené A. Ch. Hollande à supposer que le Spirochète était imprégné d’un lipoïde s’opposant à la réduction du nitrate d’argent; en réalité, le traitement des frottis' par les solvants des graisses montre que les substances grasses qui s’opposent à la réaction appartiennent au tissu (foie notamment) qui a servi à effectuer l’étalement. Néanmoins, conclut A. Ch. Hollande, « bien que les lipoïdes, qui entravent l’imprégnation des Spirochètes ictérohémorragiques, n’appartiennent pas en propre