‹ Splendeurs et infortunes de Narcisse MistigrisChapitre 21 sur 40 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

— Cerrtèinement jê fîgnore. C'ommenti'àurîonsnous snT

— En effetje n'y songeais pas. Efr Bien , lieutenant Baby, vous êtes dans THe des ApHones- et' devant la capitale de cet État;

— L'Ile dey ApBionesî Qtt'ès^ce que cette lier? Où ffvez-vous*vu ccte? Sur quelle carte f

— Qulmporte , puisque vousy voîcr.

— Mais encore, par quelle latitude ?

— Inconnue» lieutenant Baby.

— Quelle longitude?

— Indéterminée.

— Dans quelle partie du monde^ au moins?

— Celle que vous voudrez.

— Voilà qui est étrange , dit Baby en jetant les yeux au loin et comme s*il se' fut parlé à lui-même. Et pourtant cette terre est bien une terre, le témoignage de mes sens ne me trompe pas. Elle a de belles forêts, de riches moissons, des cultures variées, une rivière qui serpente, des coteaux chargés de vignobles ou couronnés de bois. ISon ce n*est point un rêvé, une illusion, toutes ces choses appartiennent au monde positif. Je vois là des monuments qui sont des monuments, une capitale bruyante, riche, animée, une population qui couvre les quais, des fonctionnaires revêtus de leurs insignes, et près de moi David que j'ai eu pour matelot sur le Fly. C'est donc bien réel , cela existe incontestablement ! Mais comment alors s'expliquer qu'aucune carte n'en fasse mentioD, pas même celle d'Arrowsmith !

Le dignitaire de Tordre de 1*écreyisse écoutait en souriant cette sortie de l'offlcier : quand celui-ci eut fini, ce fut à son tour d'enchérir :

— Encore n'est-ce rien, dit-il. Ce que vous apercevez est à peine un échantillon de File des Aphones. Il faut voir nos provinces : quelles richesses ! quelle fertilité I Cette ville est la plus grande, il est vrai ; mais combien d'autres ont aussi leur beauté , leurs merveilles , leur industrie I Que de rivières valent mieux que celle-ci I Que de campagnes sont plus fécondes ! Vous n'avez pas d'idée de ça.

—C'est donc le paradis terrestre ! s'écria l'ofScler. Mais comment n'est-il pas visité plus souvent?

-^Cela s'explique, lieutenant Baby; l'Ile des Aphones n'a point de port. C'est un avantage que lui a accordé la nature, et que l'on y considère comme du plus grand prix. Autour de l'ile et à une distance de plusieurs lieues, régnent des bancs qui Interdisent jusqu'à l'accès des côtes, et pour arriver ici , il a fallu que la tempête vous ait fait faim un furieux saut par dessus recueil. Quant à à en sortir, il n'y faut pas songer : c'est réellement sans exemple*

^a l^US BSS APHONAS.

•^ AlloBB'déDO, Dafwdi vousvasIeacraOler.

~ Pas* te moin» ém oiooda,, Ufutauant;. tojus voici, comme iiQoi» cito^^t de, l'He^, 4â8 Aphones: 8ceoatitme9^vaus-*y.*

— Bah I a^écrift' KoffidaR pceBant les chosas du tùlét plaisant^ seuait-c^' vinÔ/?

ËeyinyeBt<4bon?f •^ Bxqidaû

— ParAnCai

— Et 169 féonçiea?

— Adarafttas ; iwb les tooms; .

— Cea^^'-direr, Davidi» qnll n> ami4a6;oieo« Da vh), des roabeefeietf de^fisram^i : ja. paiieiqae te rhum y estaoïrrenaèle'awiû

— ExcelleBt;

— Atars^ vff poar Plie des Apboims. Tapei Ut» BaTid, je m'enrMe don» les éerevisses^ c'est caavemr. Mhtis fy senge^poortant, à }iiiita-t4L eo retîîantsa main; iPnàe' vient un scropulet

— Lequel, lieutenant Baby?

^ On sGrapMe bien légitiiife , ma )ft». Yobs le «aves/mon garçon, je sofe «Iteyen d^nn^ État libres 9 eM naturel 4b s^fforaser^de^^ que je vais dere^ lilp, Ren pas iiue jly -apporte des préjwgéB comme Fox, mais il y a des pays où Ton empale les gens, et je tron^ tëtte 'maiifère de qaftter le monde ifléineffincmtmûlRtlé. Toyorn, soyez sineère^ sms que! çonvernement vit^ns^oos Ici?

A ces mots , il s^opëra connue nn phénomène éhezïé persomisf^e interpellé. Jusque là les paroles sorties de m %oi9rcbe avaient toutes un son dair et parfaitement distinct, Tot^ne ^att excédent; sonorttS, vrfltibfHRè,TTen n^ manquait. E* pourtant to r^onrsene parrînt pas «ette fois aux oreilles da TmUeimeH. Hm ntfftSt tes l&viw de son in<erloe«teur s'agiter; mais il ne s'en échappait point de son. Baby ne savait à quoi attribuer cet anéantissement soudain de la voix ; H craignit d'avoir été mal compris et réf éta ta ^estiM.

— Je vous ai demandé sous quel gouvernement iRWfi 'viveiffs icî ?45it-il 4 'BwSft.

Clelni-ci'flt nn^RouTei effort , arases K^es ptaa vivement encore ; le résoftat 4M; te mémwi. : point

480 L'ILE DKS APHONEft.

de son perceptible, point de mot que rome pût saisir. Par trois fois Tëpreave fut recommencée et toujours avec un désappointement égal. La volonté y était, mais rien de plos : la parole expirait sans retentissement.

— Voilà qui est curieux, dit Baby; la voix lui manque dès que je lui parle de son gouvernemeot Voyons s'il la retrouvera sur un autre chapitre. Que me disiez-voos des femmes, David! ajoutat-il , en rappelant Tattention de son auditeur par un geste familier ; sont-elles vraiment bien?

— Délicieuses , lieutenant.

L'organe était retrouvé dans tout son éclat, on timbre plein, sonore ^ nourri comme celai d'une bas5e4aille en renom. Que signifiait ce phénomène?

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