Th. Boucey, 1894. Th. Roussez
Se TRES
ont trait à une phlébite localisée aux branches intrahépatiques de la veine porte (Rendu, Rindfleisch, etc.). Il va sans dire que par leurs symptômes, confondus avec ceux de la lésion causale spécialement hépatique, ils restent très différents de notre description ; étant donné surtout que le thrombus, ne venant pas oblitérer toutes les grosses branches ebrespectant en partie la circulation hépatique, ne réalise pas une obstruction complète du système porte.
Cest donc plutôt du côté du tronc porte, ou encore de la veine splénique, celle-ci présentant une importante voie de dérivation gastrique, que l’on verra la pyléthrombose évoluer d’une façonlente.Mais,làäencore, il faut distinguer des modalités diverses allant depuis le type aigu jusqu’au type chronique.
Parfois l’évolution, quoique rapide, a cependant permis de noter quelques symptômes d’une congestion passive du système porte qui a eu le temps à peine de se produire. Sans réaliser directement notre tableau clinique, ces faits s’en rapprochent en une certaine mesure et à ce point de vue sont instructifs : ils permettent, par comparaison, de saisir un rapport entrela rapidité du processus et le degré plus ou moins marqué de certains symptômes (splénomégalie, ascite, etc.).
Il est aussi des cas mixtes où l’évolution semblait, par sa lenteur,s’orienter d’abord dans le sens de notre desctiption, quand elle a été interrompue par l'apparition d'un processus aigu, d’une thrombose mésentérique, par exemple, avec son cortège de symptômes foudroyants (cas de Reïtzenstein, de Sprengel).
Cauchois
Nous arrivons, enfin, aux cas chroniques proprement dits, que nous voulons plus spécialement décrire au cours des chapitres suivants. Encore ferons-nous remarquer que nous devons négliger, comme trop complexe, pour permettre une interprétation raisonnée, toute une série de cas à évolution plus ou moins lente, dont la durée exacte est demeurée inconnue et où les symptômes sont obscurcis par l'évolution antérieure et prédominante de la maladie causale (cancer par exemple).
Dans ces cas, la pyléthrombose chronique, quoique donnant lieu aux mêmes conséquences, n’est apparue qu’à titre d’épiphénomène et le plus souvent n’a pu en aucune façon se manifester cliniquement, (obs. Halipré et Dévé, Petitclere et Cauchois).
Nous n’avons donc retenu, en somme, pour notre description, que les cas de pyléthrombose chronique, dont les signes Re sont restés prédominants, ou uniques, Ces derniers surtout, où l'affection causale a disparu, en laissant à l’état de pureté le syndrome pyléthrombosique.nous permettront d'étudier un type clinique à peine connu, où dominent, disons-le dès maintenant : la splénoméyalie, l'anémie et les hémorragies.
Au premier abord, cette triade symptomatique, que nous prétendons rattacher à une forme particulière de pyléthrombose, évoque l’idée d’une de ces affections, mal classées,que l’on a décrites sous le nom d°’ «anémie splénique. »
En réalité, l’anémie splénique constitue, non une entité morbide mais un syndrome qui englobe des faits
disparates. Le complexus que nous allons décrire doit