‹ Splénomégalie chronique: d'origine pyléthrombosiqueChapitre 11 sur 45 · Romuziaëre, Splénophlébite, Bruxelles · texte numérisé non relu

Romuziaëre, Splénophlébite, Bruxelles

LA O plus ou moins importante, on verra apparaître des symptômes d’oblitération plus ou moins rapides. Réciproquement, d’ailleurs, la lenteur du processus oblitérant favorisera l’utilisation des voies collatérales, soit que celles-ci préexistent naturellement, soit qu’elles se déveioppent consécutivement.

A ce point de vue, il est présumable que l’évolution sera d’autant plus rapide et irrémédiable que le thrombus sera situé plus près des fines branches d’origine et qu’il en occupera un plus grand nombre. De même, il est certain que dans le territoire des mésentériques, où les veines intestinales sont du type terminal et n’offrent point d'anastomoses entre elles, les lésions oblitérantes seront rapidement mortelles et frapperont une portion d’intestin d'autant plus longue qu'elles siégeront plus haut vers l’origine de la veine porte. Il n’existe qu’une voie anastomotique avant la veine splénique: c’est celle qui relie les deux mésaraïques par l'intermédiaire des veines coliques. De fait, dans ce territoire, il n’y a pas d'évolution chronique possible. Les exemples abondent, précisément à cause de leur gravité qui ne peut passer ‘inaperçue, et ils sont identiques. La durée est pour ainsi dire nulle, la thrombose mésentérique déterminant brusquement une sorte d’apoplexie intestinale amenant la mort dans un cortège de symptômes bien connus et avec des lésions également constantes d’infarctus hémorragique de l'intestin (1).

Certains cas, que nous signalerons pour ètre complet

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