PS SE
L'infiltration pigmentaire de toute cette zone est des plus manifestes. Sur une préparation colorée pour décéler le fer, celui-ci se présente à l'état de pigment figuré, peu abondant, en grains irréguliers disséminés à travers la lésion, et surtout de pigment diffus qui colore violemment les fibres conjonctives, les corps arrondis à plusieurs contours, et aussi, mais de façon plus irrégulière, et habituellement moins intense, les gros filaments hyalins, réfringents.
Ceite large bande scléro-sidérosique s'étend de fa-çon très irrégulière ; son épaisseur est variable suivant les points où on la considère, car elle pousse dans le tissu splénique avoisinant ‘ des prolongements inégaux qui lui donnent grossièrement un aspect étoilé. |
ZONE PÉRIPHÉRIQUE HÉMORRAGIQUE. — C'est un liseré de globules rouges ordinairement assez étroit pouvant paraître absent par places tant il est réduit ; il suit fidèlement tous les contours de la lésion. Les mailles du réticulum splénique à son niveau sont écartées par l’infiltration des hématies. Dans ce liseré congestif et hémorragique, les éléments cellulaires sont peu nombreux. Nous n'y avons pas trouvé, dans notre cas, l’éosinophilie qui est parfois notée.
Telles sont les lésions dont la réunion constitue ce nodule mixte, de configuration si curieuse. C'est,, à notre connaissance, le premier exemple qui en
Soit rapporté, En résumé, il présente l'association anatomique d'un nodule scléro-sidérosique de Gamna, circonscrivant une lésion tuberculeuse nodulaire scléro-caséeuse d’ume variété peu banale, où prédomine l'élément fibreux.
Nodules de Gandy-Gamna typiques,sans tuberculose,
Leur nombre est important. Nous avons vu qu'on en rencontre toujours plusieurs sur chaque tranche de section de l'organe et qu'ils sont en quantité beaucoup plus grande que les nodules mix- Les.
Typiques à l'examen macroscopique, ils le sont aussi histologiquement. Nous ne reviendrons pas sur leur description, excellemment faite par divers auteurs, et que nous-même avons eu l’occasion de donner en diverses publications avec notre maître P. Emile-Weil.
. Ils se présentent soit isolés, soit groupés parfois en petits amas.
Leur taille et leur aspect nous permettent de penser qu'ils sont à des stades divers de leur évolution. Les uns débutent seulement, de taille encore microscopique, ‘ils sont limités au pourtour immédiat d’une petite artère pénicillée. Les autres, plus volumineux, sont parfaitement constitués, avec un large liseré hémorragique à leur pourtour. Tous paraissent pleinement évolutifs. Nous n'en avons point vu qui soient au stade de régression fibreuse.
Comme particularités, nous notons l'abondance souvent considérable des filaments hyalins, Ja rareté des corps arrondis à multiples contours, la fréquence ‘assez grande, surtout en comparaison avec la lésion précédemment décrite, des plasmodes ; presque toutes ces grandes cellules PER contiennent des inclusions. Ve Souvent, au centre du nodule, le se conjonctif
paraît dégénéré, mäis il n'existe jamais ni caséum, pi abcès.
Autres lésions spléniques.
En dehors des lésions nodulaires que nous ve-
nons de décrire, cette rate hypertrophiée est loin:
d’être normale et offre à, létude histologique de nombreuses particularités.
CAPSULE. — Elle est moyennement épaissie dans sa totalité par un processus de périsplénite qui forme en certains points de véritables placards. Quel- | ques hémo: ragies intra- capsulaires.
CorPusQULEs DE MaArpreur. — Ils sont peu nom- ù breux et en général peu apparents, car leur étendue est souvent réduite, ainsi que leur richesse en éléments cellulaires. La plupart d’ entre eux présentent une discrète scléroée périartérielhe entrainënt la ra: réfaction des éléments normaux au centre du corpuscule. Gette sclérose rayonne autour de ce point central et va par ses travées fines rejoindre celles de