‹ Splénomégalies Primitives Dites IdiopathiquesChapitre 38 sur 44 · MEET AI · texte numérisé non relu

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souvent énorme de la rate. Le loie est normal, et l'examen

RS es de MY 7 ; des urines ne révèle ni pigments biliaires ni aucun autre trouble dans les fonctions de la cellule hépatique. L'examen du sang est normal au début. Il existe seulement une anémie globulaire plus ou moins avancée, sans augmentation du nom-

= bre des leucocytes. Seule, la proportion des diverses variétés

de globules blancs se trouve détruite au profit des lymphocytes. Ce n'est qu’à la période terminale que la leucémie peut apparaître. . ; |

La maladie de Gaucher ne présente, au point de vue clinique, aucun symptôme caractéristique. L'examen du sang, pas plus que celui des urines, ne fournit aucun renseignement. Seul, l'examen histologique permet de trancher la question. Lorsqu'on aura extirpé l'organe, et lorsqu'on en examinera des coupes sous le microscope, on pourra Constater de visu les lésions spécifiques de l’endothéliome de Gaucher : grosses cellules arrondies ou polyédriques, munies d'un noyau. Cette néoformation cellulaire s'accompagne d’une hypertrophie fibreuse totale des éléments conjontifs de l'organe.

La tuberculose primitive de la rate si difficile à diagnostiquer, se présente à un examen superficiel comme caractérisée essentiellement par l'hypertrophie de l'organe, accompagnée de phénomènes d’anémie. Dans certains cas, Rendu et Widal signalent comme signes caractéristiques la cyanose et l'hyperglobulie rouge. Mais la cyanose est un symptôme qui accompagne de nombreux états pathologiques, et elle ne

. peut guère compter comme signe diagnostique. Reste l'hyper-

globulie rouge, que décèlera un examen du sang. On pourrait également se baser sur la notion étiologique d’une infection tuberculeuse, soit héréditaire, soit acquise, sur l’altération

- précoce de l’état général, sur l’évolution assez rapide de l’af-

fection. Mais à côté de ces moyens de diagnostic, nous possédons d’autres moyens d'investigation, procédés de labora-

ER toire, qui nous permettent d’aifirmer la nature doberculoiee d'une allection, je veux parler :

1° Du séro- -diagnostic d'Arloing et Courmont. 2° Des imoculations au cobaye.

3° Des injections de tuberculine.

4° Du cyto-diagnostic.

5° De l’inoscopie ou procédé de Joussel.

1° Le sérum sanguin d'un sujet tuberculeux exerce sur une

culture de bacilles de Koch des ellets agglutinants. C'est le

principe de la séro-réaction d’Arloing et Courmont. Comme

le sérum d'un sujet normal agglutine, on ne doit tenir compte que des réactions vraiment nettes au-dessus de 1 p. 5, c'està-dire 1 goutte de sérum pour cinq de culture, entre 1 p. 10 ou I p. 15.

Des inoculations dans le péritoine du cobaye peuvent être pratiquées avec le liquide de l'ascite, qui aura été centrifugé pour concentrer sa teneur en bacilles, et c’est le culot que l'on injecte, à doses massives, à raison de 10 ce. de liquide par 100 grammes du poids de l'animal.

3° On pourra essayer des injections de tuberculine au 1/10 de milligramme. Malheureusement ces injections, essayées jusqu'à présent seulement chez des pleurétiques, ont donné dans queiques cas de très bons résultats, et dans d’autres cas, des accidents graves leur ont été imputables. Aussi a-t-on délaissé complètement ce procédé, qui n'a Jamais été employé a propos des splénomégalies tuberculeuses.

Le cyto-diagnostic que je propose d'employer pour le diagnostic des splénomégalies primitives, n'a pour ainsi dire pas été pratiqué, et dans tous les cas n'est noté qu’exceptionnellement. Et pourtant il existe presque toujours une cerlaine quantité d’ascite, peu ou prou, qui peut être recueillie, centrifugée, et soumise à l'examen. Par ce procédé on pourra

distinguer, comme pour le reste, des splénomégalies à poly-

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