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roséole, plaques muqueuses, l'accident initial, le chancre, ain-
Si que les phénomènes du début, mettront rapidement sur la
voie du diagnostic. |
2° L'impaludisme peut donner une grosse rate lorsqu'il est aigu, et lorsqu'il est chronique.
L'impaludisme aigu présente une tuméfaction congestive de la rate dont la pulpe, pendant l'accès, pullule de parasites. C'est là qu'on pratique la ponction, lorsque l'on veut rechercher dans le sang l'hématozoaire. Dans l'impaludisme chronique, la splénomégalie est très marquée. La rate est de con- . sistance fibreuse, très dure ; le pigment mélanique se rencontre en grande abondance dans la pulpe. Le diagnostic se fera d’après les antécédents du malade qui aura séjourné dans les régions malariques, et sur les caractères des poussées fébriles intermittentes. L'examen du sang fera reconnaître l'existence de l'hématozoaire ou les pigments qui proviennent de la destruction des hématies.
3° La leucémie s'accompagne de splénomégalie. L'état général est rapidement altéré, hémorragies faciles. On note l'hy-
pertrophie des ganglions. Mais l'examen du sang est un
moyen de diagnostic. Les globules blancs sont augmentés dans des proportions colossales, dans le sang, el se retrouvent en grande abondance dans tous les organes lymphoïdes, où ils peuvent former des amas, des sortes d’infarctus blancs, disséminés dans les parenchymes des organes, en particulier dans la rate et dans le foie (lymphômes).
4° Une grosse rate, en dégénérescence amyloïde, coexiste: avec la dégénérescence d’autres organes. Elle reconnaît pour cause les états pathologiques ordinaires de la dégénérescence amyloïde (suppurations osseuses prolongées, syphilis, tuberculose, cachexie paludéenne, etc.).
5° Les abcès ct les kystes de la rate augmentent le volume de la rate. Ordinairement, les douleurs sont vives et conti-
nues ; en outre, les phénomènes de réaction péritonéale sont accentués. Ascite. Ballonnement du ventre, vomissements, constipation. La fièvre est continue avec oscillations. Il arrive
fréquemment que peu à peu la voussure de la région splé-
nique augmente, celle-ci devient empâlée, chaude, et dans un certain nombre de cas la fluctuation peut être perçue. Dans ces cas, aucun doute n'est possible. Mais lorsqu'il y aura hésitation, on est aulorisé à pratiquer une ponction de la rate el on constatera de visu le liquide purulent, séreux, ou limpide, eau de roche, que l’on aura retiré. Le diagnostic sera ainsi porté. Lorsque l'on aura éliminé ces diverses variétés de splénomégalies, et que la cause paraîtra inconnue, on se verra bien obligé de porter le diagnostic de splénomégahe primitive, mais ici encore nous pouvons trouver des différences qui nous autorisent à porter un diagnostic plus précis. Le médecin se trouve en présence d'un malade dont l'état général s'est altéré peu à peu. L'anémie est intense. Des
douleurs abdominales. ont coïncidé avec l'apparition d’une PP
tumeur splénique qui s'est développée peu à peu jusqu’à devenir énorme. Des hémorragies, de l’ictère, très souvent de la fièvre, ont pu accompagner le développement de cette tumeur abdominale.
Deux cas sont ici à distinguer.
En passant en revue les viscères, on peut trouver soit une splénomégalie seule, avec intégrité des autres organes, soit une splénomégalie s'accompagnant de modifications de volume du foie, soit hypertrophié, soit atrophié. Examinons maintenant les affections dans lesquelles on trouve ces lésions, et quelles modifications elles apportent dans le tableau symptomatique, pouvant permettre de poser un diagnostic.
L’anémie splénique, où lymphadénie aleucémique, à part l'asthénie et l’apathie, se caractérise essentiellement par des phénomènes d'anémie intense et par une hypertrophie
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