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sérum sanguin, les cultures essayées, ont tous donnés de résullats négalifs, en ce qui concerne la recherche des bacilles. C'est qu'il est difficile de réaliser pratiquement ces moyens.
qui paraissent simples au premier abord.
Les cultures donnent de bons résultats lorsqu'il s'agit de
germes facilement cultivables: Or, le bacille de Koch est très difficile à obtenir en cultures, aussi la moindre faute d’asepsie dans la récolte du liquide et l'ensemencement, peuvent fausser les résultats. D'autre part, cette extrême difficulté de cultiver le bacille de Kock rend dans un grand ‘nombre de cas le procédé négatif dans ses résullats et peut faire croire à un épanchement aseptique, alors qu’il s’agit de tuberculose.
La recherche du bacille dans les exsudats est toujours res-
tee négative, et dans tous les cas, présente des difficultés peu coi:patibles avec les exigences de la clinique. Si l’on en modifis la technique, c’est-à-dire si l’on emploie d’abord le procédé de Jousset, et si l'on recherche les bacilles dans le culot
centrilugé, peut-être que les résultats seront modifiés, et trou-
vera-t-on le bacille spécifique de ces splénomégalies que je rois infectieuses.
I! nous reste maintenant à faire le diagnostic de la maladie de Banti. Somme toute, si nous faisons abstraction du stade. intermédiaire donné par Banti, nous voyons cette splénomé:galie se diviser schématiquement en deux périodes : |
Une première période où la rate est grosse, où le foie est légèrement augmenté de volume ; il n’y a pas d'ascite.
Une deuxième période où la rate continue à s’hypertrophier, au contraire le foie s’atrophie, l’ascite se développe.
Dans le premier cas, la maladie de Banti doit être différenciée des cirrhoses hypertrophiques qui s’accompagnent de splénomégalie. Dans le second cas, elle doit être différenciée de la cirrhose atrophique de Laënnec.
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133 — fe
Quels . Le phénomènes caractéristiques. de la nie
ee Banti.
Une première période de lroubles généraux et digestifs, d'amaigrissement el d'anémie, pendant laquelle la rate se
développe progressivement jusqu'à atteindre des dimensions énormes. Dans presque lous les cas observés, on nole à celte
période une hypertrophie légère du foie (Lels sont les cas signalés dans les observations n°° XIX, XXI, XXV, XXIX.
Mais celte hypertrophie du foie ne s'accompagne ni d'aucune infection des canaux biliaires nid’aucuns troubles dans les fonclions «le la cellule hépatique. On n’a noté dans aucune observalion des phénomènes d'insuffisance hépatique : urobilinurle, azoturie, épreuve du sucre, et cependant tous ces symptomes ont été recherchés. Cette évolution est troublée de temps à aulre par des poussées de fièvre. Puis, au bout d'un temps variable, le volume de la rate augmentant loujours, survient l'atrophie du foie, avec son corlège symptomatique, l'ascite, les hémorragies faciles, la circulation abdominale complémentaire. À partir de ce moment, la maladie de Banti évolue comme une cirrhose de Laënnec, avec cette différence qu'on a vu dans certains cas la splénectomie enrayer la marche fatale de l'affection.
La maladie de Banti, même au début, peut-elle se différencier des cirrhoses hypertrophiques ?
1° La cirrhose hypertrophique billaire de Hanot présente un icetère qui est définitif. L'hypertrophie hépatique forme un des grands symptômes, elle apparaît la première, et lhypertrophie splénique, bien moins développée que celle du foie, apparaît secondairement, et reste reléguée au second plan. L'évolution est longue, terminée par des phénomènes d'insuffisance hépatique et d’ictère grave, ou par hémorragies.
L’explication pathogénique n'est plus la même. Cette cir-