‹ Spongiaires de la mer CaraChapitre 12 sur 23 · L : Digitalis · texte numérisé non relu

L : Digitalis

ï nr due pRosniess surface extérieure Thcestal hérissée de pinceaux de fibres non Pardi

ncroûtes. :

encroûtes Crispa.

Tuba. Longissima.

Vaginalis.

| Lavis.

Subeneroïia.

| Plicifera.

Orifice du Siphon plutôt frangé que cilié......................

Scrobiculata.

\ Irregularis.

Orifice nu, c. à. d. n’offrant ni cils ni pinceaux bien formés , ni frangés. j Sapoti agoti.

Spec. Tuba Sancta crucis Nobis.

Cette espèce présente la forme d’un entonnoir étroit à sa base, trèsévasé à son sommet et fendu sur l’un de ses côtés en sorte qu'ici nous n'avons plus un siphon complet comme chez les autres espèces. La surface extérieure est garnie de processus spiniformes très-larges à leur base et se terminant d’une manière aiguë; ils sont comprimés transversalement quelquefois ces processus se réunissent en lignes, d’autrefois ils sont disséminés; leur ampleur vers leur base est un des caractères distinctifs de l'espèce.

La face intérieure est marquée de nervures nombreuses qui se dichotomisent de la base au sommet et se terminent par des cils assez courts

Cette espèce habite l’île de Ste. Croix où elle a été recueillie par M. HAAGENSEN.

Spec. Tuba Sororia Nobis, pl VIIT, fig. 1.

Quatre à dix tubes cylindriques réunis en forme d’éventail constituent cette espèce, qui a quelque ressemblance avec la spongia avelans décrite et figurée par le Rev. Vio dans l’ouvrage Dp'Or1vi; mais la description comme la figure de la spongia avelans sont insuffisantes pour nous la faire distinguer; d’ailleurs l’espèce dont il est question a été recueillie dans le golfe de Smirne; la nôtre est des Indes occidentales. Les tubes de la spongia sororia peuvent être sondés dans presque toute leur étendue, ou bien ne l'être que dans la moitié ou les trois

quarts de leur hauteur; leur diamètre est de 5 à 10 lignes ; ils sont généralement un peu comprimés.

La surface extérieure est légèrement encroûtée, finement poreuse et d’un jaune assez clair; elle offre de nombreux processus spiniformes, comprimés latéralement et un peu encroûtés.

L'orifice des tubes est mince et papyracé; il est cilié par la saillie des nervures. Les cils ont 1 à 2? lignes de longueur.

Elle habite St. Thomas, Viecques.

Spec. Tuba conica Nobis.

Tube simple, conique, grêle vers la base et se renflant progressivement jusqu'au sommet qui offre un large siphon cilié sur ses bords par de fortes épines. La paroi intérieure offre des nervures et des oscules, la face extérieure est encroûtée et présente de forts tubercules aigus à leur sommet et larges à leur base, hauteur 4 pouces, largeur de lorifice du siphon un pouce. Elle offre quelque ressemblance avec le dessin A de la pl. VIT, de l'ouvrage n’Esper.

Habite St. Thomas.

Spec. Tuba lincata Nobis.

Tubes cylindriques longs, quelquefois un peu comprimés, réunis d’une manière flabelliforme. Orifices des siphons ciliés par des laciniaires aiguës et bien prononcées; paroi intérieure présentant de petits oscules superficiels ; surface extérieure Jaunätre armée de tubercules aigus, comprimés, un peu encroûtés et rangés suivant des lignes longitudinales à peu près parallèles.

Cette espèce est assez voisine de la /vba sororiu, mais ses tubes sont comparativement bien plus longs et ses épines rangées suivant des lignes parallèles, hauteur 9 à 12 pouces, diamètre de l’orifice des siphons 3 à 10 lignes.

Var. A. à tube simple, var. simplex.

Masse flabelliforme formée par ? lamelles rapprochées ; les épines sériales de la surface extérieure et les autres caractères nous portent à en faire

une simple variété de la précédente; hauteur 7 pouces, largeur à la partie supérieure 5 à 6 pouces.

Elle habite St. Thomas.

Spec. Tuba megastoma Nobis.

Espèce composée d’un tube simple ou de deux tubes réunis dans une partie de leur longueur. Ces tubes sont très-comprimés de sorte que les deux feuillets qui les forment arrivent presque en contact, orifices des siphons ayant de 1% pouce à 6 pouces dans leur grand diamètre et à peine 3 à 4 lignes pour leur diamètre. Les oscules de la paroi intérieure sont en général petits. La surface extérieure présente des tubercules aigus et comprimés, elle n'offre pas d’orifices quand l’encroûtement est conservé. Cette éponge se rapproche beaucoup de la spongia bussaria, mais souvent elle est simple n'ayant qu'un seul siphon; d’autres fois elle n’est formée que de deux tubes distincts dans une assez grande partie de leur longueur. Ces caractères nous ont engagés à la séparer de la spongia bussaria; hauteur 8 à 10 pouces.

Habite St. Thomas.

Spec. Tuba bussaria (epongia). Lamarck, Annales du Muséum , tom. XX, pag. 433 et Anim. sans vert., 1" et 2% édit. vol. IT, pag. 566. Habite la Guadeloupe, St. Thomas, St. Martin, Tertole, Viecques.

Spec. Tuba armigora Nobis, pl. VIII, fig. 3.

D'une base commune s'élèvent quelques rameaux courts et tortueux variant de la grosseur du doigt à celle d’une plume à écrire. Sa surface présente un encroûtement fin et tenace ainsi que des épines obliques et comprimées, terminées en pointe. Les orifices des siphons sont situés soit à l’extrémité des rameaux soit dans l’endroit où ils se divisent, soit encore sur leurs faces latérales; ces siphons sont donc plusieurs en nombre, et leur orifice qui est large de 2 à 3 lignes présente sur ses bords quelques épines semblables à celles de la surface, ce qui fait que nous avons rangé cette espèce auprès de la spongia sororia et de ses

congénères. L'intérieur des tubes présente des nervures bien formées. Habite St. Thomas, Viecques.

Spec. Tuba digitalis (spongia). LamarcKk, Ævnales du Muséum , tom. XX, pag. 436 et Anim. sans vert., 1" et 2" édit. vol. pag. 598; Lamouroux, Po/yp. fleæ., pag. 50.

Nobis, pl. VIII, fig. 2.

Espèce tantôt simple et tubiforme, d’autres fois composée de 2 ou 4 tubes réunis ensemble par leurs côtés, dans d’autres cas rameuse, le tube principal en engendrant un ou deux autres par ses côtés. Les tubes de cette espèce sont en général cylindriques ou peu comprimés ; l'orifice du siphon est cilié par des pinceaux non encroûtés qui se retrouvent aussi en plus ou moins grande quantité sur toute ou au moins sur une partie de la surface extérieure. Dans cette espèce l’encroûtement est fugace et peu marqué, en sorte que la face extérieure semble percée d'oscules tout aussi bien que la paroi intérieure.

On peut regarder comme variété (var. villosa) les spécimens qui sont hérissés de pinceaux nombreux et serrés sur toute leur surface; d’autres n'ont des pinceaux que dans leur partie supérieure, la base en étant dépourvue; enfin certains échantillons ont leur siphon terminal, chez d’autres il est horizontal ainsi que cela se voit pour ce spécimen de notre planche. Ces détails montrent combien cette espèce est variable.

Habite Cuba, la Guadeloupe, St. Thomas, Tortole, St. Martin, Ste. Croix.

Spec. Tuba incerta Nobis.

Cette espèce est constituée par un tube simple ou une masse flabelliforme composée de 4 à 5 tubes comprimés et réunis par leur côté jusqu'à leur sommet. Orifices des siphons ayant 1—2 pouces dans leur grand diamètre et 6 lignes dans leur diamètre opposé, ils sont ciliés par des pinceaux de fibres non encroûtés.

Surface extérieure n’offrant que des rudiments de pinceaux fibreux et

un grand nombre de nervures mal formées, entre lesquelles l’on observe

les orifices des vaisseaux qui sont très-nombreux et de forme arrondie ou irrégulière. Cette surface n'offre pas d’encroûtement distinct.

Un ou plusieurs tubes réunis en éventail, une face extérieure non évidemment pénicillée, tels sont les seuls caractères propres à cette espèce qui peut être une variété de la tuba digitalis.

Habite St. Thomas, la Guadeloupe, Viecques.

Spec. Tuba pavonina Nobis, pl. IX, fig. L.

Masse comprimée, flabelliforme, rigide très-hérissée, contractée vers sa base et s’élargissant vers le sommet; le bord supérieur est courbé, ondulé et percé par de grands orifices, larges de 2? à 5 lignes. Ces ouvertures descendent profondément dans la masse, et peuvent à la rigueur être considérées comme de véritables siphons dont elles ont tous les caractères.

Dans cette espèce l’on a moins que dans les précédentes, des formes paraissant résulter de la soudure de tubes par leurs parties latérales. Le tube pavonaire représente plutôt une masse flabelliforme très-aplatie, dont le bord supérieur présenterait les orifices de 3 à 4 tubes descendant profondément dans la substance de l'éponge; toute la surface de la tuba pavonina ainsi que l’orifice des tubes sont hérissés de pinceaux très-grêles et obliques à la surface. L’encroûtement est nul et la surface est marquée par des nervures entre lesquelles se trouvent des orifices irréguliers et très-nombreux ayant d'ordinaire moins d’une ligne de diamètre, cela rend cette éponge très-poreuse. Sa couleur est d’un blanc jaunâtre; elle est large de 4 à 7 pouces, haute d'environ autant ; le bord supérieur est épais de 4 à 6 lignes. Elle est assez rare sur les côtes de St. Thomas.

Spec. Tuba crispa Nobis, pl. XI, fig. 3.

Tubes courts, soudés ensemble tantôt jusqu'à une partie de leur hauteur, d’autres fois jusqu’à leur sommet. L’orifice des siphons est large d'environ un pouce et se trouve fortement cilié par des mèches qui sont crépues et non encroûtées. L'intérieur des siphons offre de fortes ner-

vures longitudinales s’anastomosant très-lichement et garnies dans leur intervalle de fibres fines, mais clairsemées en sorte que cette éponge est translucide quand on la place entre l'oeil et la lumière: la paroi intérieure présente des oscules superficiels de moyenne grandeur. La face extérieure est hérissée de mèches crépues et non encroûtées, et présente un grand nombre de pores ayant à peu près le diamètre des trous que l’on ferait avec une épingle ordinaire. Nous ne connaissons cette espèce qu'à l’état sec, alors sa couleur est d’un blanc jaunâtre. Habite St. Thomas, T'ortole.

Spec. Tuba tortolensis Nobis, pl. IX, fig. 2.

Un seul tube ou deux tubes très-aplatis, réunis à leur base, constituent cette espèce dont les parois sont très-minces. La paroi intérieure est garnie de petits oscules; la face extérieure est lisse et sans aucune espèce d’épines ou de tubercules; elle présente un encroûtement mince, lequel peut manquer chez les exemplaires qui ont été détériorés. Cependant cet encroûtement existe. la surface ne présente pas de parosides très-évidentes, mais lorsqu'il manque, l’on voit que le tissu est finement poreux et comme pointillé.

Le zoanthus parasiticus se fixe souvent sur cette espèce qui alors paraît avoir des oscules sur sa face extérieure, mais il est facile de ne pas tomber dans l'erreur en examinant avec soin.

Enfin les parois du siphon étant très-rapprochées parce que les deux feuillets qui le composent sont presque contigus, l’orifice de ce siphon à la forme d’une fente allongée et très-étroite.

Habite Tortole, Viecques.

Spec. Tuba longissima Nobis, pl. IX, fig. 3.

Simple, fistuleuse, très-longue ayant environ 3 pieds de hauteur et 12 à 14 lignes de diamètre. L'ouverture du siphon est garnie d’une frange mince, délicate et transparente; la paroi intérieure offre des nervures très-marquées quoique non saillantes, ainsi que des oscules nom-

breux, ronds et généralement de % ligne de diamètre.

La face extérieure est munie d’un encroûtement très-mince et hérissée de tubercules spiniformes nombreux, comprimés et aigus.

Cette éponge est à peu près de grosseur égale depuis sa base jusqu'à son sommet; sa couleur est jaunâtre.

Habite St. Thomas, Viecques.

Spec. Tuba vaginalis. LamarcKk, Annales du Muséum, tom. XX, pag. 436 et Anim. sans vert., 1° et 2" édit. vol. IT, pag. 68, Lamouroux, Polyp. fleæ., p. 50.

Tubes cylindriques allongés, réunis dans une portion de leur longueur et même souvent dans presque toute leur hauteur de manière à former une masse flabelliforme; orifices des siphons frangés d’une manicre plus ou moins marquée, mais n'étant pas ciliés et ayant un diamètre de 5 à 6 lignes. La paroi intérieure offre de petits oscules ronds et des nervures; la surface extérieure est légèrement encroûtée effervescente avec les acides et armée de tubercules aigus, comprimés latéralement et encroûtés à leur surface.

Habite la Guadeloupe, St. Thomas, Ste. Croix, Viecques, Tortole.

Spec. Tuba subenervia Nobis.

Cinq à huit tubes réunis en forme d’éventail et soudés dans une partie de leur longueur, forment cette espèce qui est très-voisine par son aspect général de la Tuba vaginalis.

La surface extérieure est garnie de tubercules spiniformes obtus, assez rares, souvent mal formés et ressemblant alors à de petites bosselures ; elle présente aussi un encroûtement peu épais, qui lorsqu'il vient à disparaître laisse voir une surface très-poreuse et comme pointillée. [orifice des siphons est large de 3 à 7 lignes, et ne présente aucune trace de nervures, mais elle est garnie d’une frange longue, papyracée et trèsfacile à détruire. Le siphon dans sa partie supérieure n'offre aucune trace de nervures, et celles-ci sont même peu marquées à la partie inférieure des tubes.

Ce dernier caractère ainsi que ses tubercules spiniformes plus rares et plus obtus suffisent pour la distinguer de la Tuba vaginalis. Habite Viecques.

Spec. Tuba plicifera. Lamarck, Ænnales du Muséum, tom. XX, pag. 485 et Anim. sans vert., 1" et 2" édit. vol. IT, pag. 557; Lamouroux, Polyp. fleæ. pag. 49.

Nobis, pl. X, fig. 2.

Espèce commune, mais dont on ne connaît aucune bonne figure, car la planche de Seba citée par Lamarck se rapporte à une autre espèce. L’orifice du siphon est plutôt frangé que cilié et la paroi intérieure offre des nervures encore bien distinctes. Û

La couleur du tube à nervures obsoletes (subnervia) est jaune-clair tant à l’état vivant qu'à l’état sec. Sa surface ne présente pas d’encroûtement.

Elle habite les Antilles.

Spec. Tuba scrobiculata. LAMARCk, Anim. sans vert., 1"° et 2% édit., vol. IT, pag. 558; Lamouroux, Polyp. flex., pag. 50.

Espèce voisine de la plicifère; elle offre une variété dans laquelle au lieu d’un seul siphon l’on en trouve deux soudés dans toute leur hauteur. L'espèce précédente s'offre également sous cette forme.

La Tuba scrobiculata a été trouvée à la Guadeloupe, à Tortoke et à St. Thomas.

Spec. Tuba irregularis Nobis.

Masse comprimée flabelliforme, composée de plusieurs tubes, réunis par leurs côtés et soudés jusqu’à leur sommet. L’orifice des siphons est obtus et épais, ce qui distingue tout de suite cette espèce de toutes celles qui ont des cils ou des franges. La surface extérieure a un encroûtement très-mince, et présente des tubercules grossiers et mal formés plus ou moins espacés à sa surface.

Cette espèce est d’une couleur jaunâtre comme toutes ses congénères.

Lorsqu'elle a perdu son encroûtement, sa surface extérieure est trèsfinement poreuse.

Habite St. Thomas, Viecques.

Spec. Tuba Sagoti Nobis.

Quelques tubes un peu aplatis sont réunis par leurs côtés pour former une masse assez irrégulière, mais flabelliforme. Ces tubes sont soudés jusqu’à leur sommet; leur orifice est épais, généralement obtus, sans cils, mais déchiquetés dans leurs bords par de petits pinceaux trèscourts et très-serrés.

La surface extérieure n’est pas encroûtée, elle présente des pores trèsnombreux, des traces de nervures mal formées, et des pinceaux courts peu prononcés et dépourvus d’encroûtement hérissent certains points de cette surface.

Son manque d’encroûtement, les pinceaux de sa surface et de ses orifices la distinguent de la précédente; du reste sa texture est plus grossière et la rapproche beaucoup de la Tuba digitalis.

Le zoanthus parasiticus se rencontre souvent à sa surface.

Habite St. Thomas.

9me TRIBU.

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