La présence d’une couche corticale
3, L'absence de fibres.
Nous connaissons maintenant des espèces avec des spicules calcaires et des spicules siliceux, et nos haléponges qui comprennent 14 genres sont dans ce cas. Or, il y a trois familles dans la grande division de M. Scamipr, qui en renferment: ce sont les gumminaceae, les corticatoae et les halicondriae, mais pour reconnaître ces familles il faut examiner en premier lieu s’il existe on non une couche corticale, et après la nature de cette couche. Mais celle-ci mêlée comme elle se trouve à des parties terreuses dépend plutôt des circonstances de lieu et du fond de la mer que de la structure. Aussi c’est d’un caractère purement accidentel que doit dépendre la classification. Nous ajouterons encore que la nature corticale dans les éponges change avec l’âge, et un tel caractère ne saurait être un guide sûr pour une bonne détermination.
En attendant qu’une bonne classification nouvelle puisse nous donner les moyens sûrs de diviser naturellement toutes les éponges, nous avons dû étudier si l’on pouvait tirer parti de quelque caractère pour avoir une première base de division, c’est celui-ci que nous a paru offrir la charpente même de ces animaux.
Comme il est connu dans ces animaux, il y en a qui ont une charpente fibreuse et d’autres qui en sont dépourvus. Ce caractère a servi à M. Scaminr pour établir une distinction de la famille des Halysarcina des autres, et il l’a donc cru de première valeur.
En effet la partie fibreuse dans cette classe est comme le squelette dans les autres branches, ainsi la présence de cet organisme ou le défaut peut très-bien servir de base à une première division. D’après un tel caractère on peut donner le nom de Dictyospongiae aux espèces fibreuses et réserver le nom d’Oxyspongior aux autres. Aux planches
9 et 10 du Hémoire de M. Teserkünx et à la planche 2? des ouvrages de M. Scaminr (livres que nous avons cités plus haut) on voit de superbes figures de la partie fibreuse de certaines éponges, et nous y renvoyons le lecteur.
Une fois que les fibres (dont la grosseur croît avec l’âge, ce qui suivant M. Lieprrküan est dû au dépôt de la substance cellulaire sécernée) ou leur absence nous donnent une première division, il est naturel d'admettre que leur nature calcaire ou fibreuse doit justifier une deuxième division dans les Dictyospongior, et que la présence des spicules siliceuses peut justifier un troisième partage dans les éponges à réseau que nous appellerons halésponges. Dans ces dernières les formes des spicules se prêtent très-bien aux subdivisions, et en conséquence ce seront les caractères auxquels nous recourrons.
Puisque rien n’est plus aisé à comprendre en traitant des divisions et subdivisions d'histoire naturelle que de les présenter en forme de tableau, nous préférons un tel système, sauf à retourner sur chaque division à mesure que nous aborderons la matière qu’elles nous offrent dans la revue des espèces que nous traiterons de la mer Caraïbe.
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