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LA OUA-TOM

que nous touchions au terme. « Mon cher enfant, lui dis-je, on serait forcé de vous porter, ce qui serait un embarras. Venez à cheval avec nous. La colonne fera son devoir en pensant à vous. » Lafond prit alors le commandement des francs-tireurs et Artus celui des soldats de la 7^ compagnie.

Le circuit que nous ftmes avec nos cavaliers fut très long. Nous marchâmes au pas, près de douze heures, par un soleil accablant et le plus souvent sans la fraîcheur des bois. Deux ou trois fois on s'arrêta au bord des ruisseaux sous des arbres, moins pour se reposer que pour se dérober à ces rayons de feu qui dardaient avec eux l'insolation sous les crânes. Dès que le vertige et le coup de massue n'étaient plus imminents, on se remettait en marche. Nous arrivâmes à Popidéry quand déjà les divers détachements s'y trouvaient. Chacun d'eux rapportait du butin, des femmes et des enfants prisonniers et des tètes.

Mais on ne s'était pas emparé d'Areki. Toutefois, lorsque la nuit fut venue, Nondo, qui ne se hâtait jamais aux confidences, nous prit mystérieusement à part, Servan et moi. Salomon, le frère de Nondo, d'une habile et cauteleuse politique, avait eu une entrevue avec Areki, dans une retraite

inaccessible, au milieu même des incidents de la batlue.

Areki, las de lutter, affamé, ruiné, sentant bien qu'il succomberait, n'avait demandé que la vie sauve et avait promis de se rendre. Le lendemain en effet, Servan, en retournant à Canala, le rencontra sur son chemin à Moreo. Areki fut jugé par une cour martiale et exilé à Tlle des Pins.

Tels furent les derniers événements dans l'arrondissement d'Uaraï. Tout s'était passé ailleurs d'une façon à peu près semblable. Le chef d'escadron d' artillerie Bagay, à Bouloupari, le commandant de Maussion à Bourail, le lieutenant-colonel Wendling à Gomen et à la Poya, avaient peu à peu, avec l'aide de tribus alliées, détruit les insurgés, et ce qui en restait s'était rendu. Je n'ai pas à raconter, n'en ayant pas été le témoin, ce qui se dépensa d'efforts, ce qui s'endura de fatigues sous le commandement de ces vaillants officiers. Je ne veux payer qu'un tribut de sympathie et de regrets au sous-lieutenant Rochel, mort à vingt-trois ans, percé d'une balle, au cap Goulvain, à l'attaque d'un retranchement canaque.

Au mois d'avril 1879, les redditions se continuaient , des postes nombreux dominaient le pays.

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les colons se réinslallaienl dans la brousse. L'iasurrection avait pris fin.

LE RËGIItE PÉNITBKTUtKE ET LBS LIBÉRÉS. SÉBENT ET DE L'aVBHIR DE LA NOOTBLLE-CALËDOIIIE

Je ne crois pas qu'il faille chercher à celte insurreclion de la Nouvelle-Calédouie des causes particuhères ou locales. Il y en eut peut-èlre, mais quelques actes isolés d'arbitraire où de mauvais traitement ne suffisent pas à soulever un pays. Un grief plus grave serait la prise de possession, plus ou moins

justifiée, de terres canaques et l'irruption du bétail dans celles qu'on laissait aux indigènes. Leurs plantations ravagées, c'était pour eux la faim ou le travail sans relâche. Mais la grande cause de Tinsurrection, la seule pourrait-on dire, c'est l'antagonisme qu'on a vu de tout temps, du peuple conquérant et du peuple conquis. 11 faut que ce dernier soit absorbé par l'autre ou qu'il disparaisse. Or ces races noires ou cuivrées, qu'elles soient de l'Amérique ou de rOcéanie, ne s'absorbent pas. Elles diffèrent trop de la race blanche par des mœurs d'instinct qui n'ont jamais progressé, par une invincible répugnance au travail, par leur indifférence complète pour une civilisation dont elles ne peuvent apprécier les bienfaits, n'en ayant pas les besoins. Il arrivera donc, comme cela s'est vu sur le continent américain, que ces peuplades rudimentaires se soumettront et se révolteront tour à tour, mais que, se laissant aller, sans souci du passé et sans prévoyance de l'avenir, aux sensations immédiates qu'on éveillera en elles, elles se combattront les unes les autres au gré de ces sensations et au profit de leur ennemi commun. Tout au plus, la race de métis qui se montre en germe en Nouvelle-Calédonie sera-t-elle plus consciente de ses vrais intérêts, mais ces inté-

rets seront ceux de son sang nouveau et la tourneront vers les blancs. D* autres insurrections pourront éclater, eUes ne seront pas plus redoutables que celleci, où les sauvages, incapables de menacer sérieusement un établissement bien gardé, n'ont été en somme que de parfaits assassins dans la brousse. On les aura, comme on les a eus, en partie, contre euxmêmes, et avec les forces dont la colonie dispose, avec Texpérience qu'elle a prise de celte guerre, il sera toujours aisé de comprimer le mouvement. En attendant, lors des temps ordinaires, il sera humain et politique de laisser les Canaques tranquilles sur les territoires où ils se refouleront de plus en plus. Ils n'entraveront pas plus la colonisation en s'en abstrayant qu'ils ne lui viendraient en aide si on les y mêlait.

La colonisation n'en est encore qu'à ses débuts. Jusqu'à présent, la Nouvelle-Calédonie n'a vécu, selon Fancienne expression, que « des gens du roy ». 11 y avait à fournir aux besoins courants des troupes de terre et de mer, des fonctionnaires, des officiers et de leurs familles, plus encore du nombreux personnel de l'administration pénitentiaire ; cela a donné naissance et p&ture à un certain nombre de marchands, au commerce proprement dit, commerce de

détail, en tous genres, établi surtout à Nouméa et un peu dans les centres. Quant aux fournitures en gros et de toutes sortes, notamment en vivres, elles sont venues de France ou d'Australie. En fait de ressources qui lui fussent particulières, la Nouvelle-Calédonie n'en fournissait que peu, beaucoup moins par indigence que parce qu'il n'y avait personne pour les exploiter. En effet, en dehors des commerçants, il y avait à peine quelques éleveurs de bétail et quelques industriels s'occupant des mines. Il faut remarquer que la population des colons, qui, au f janvier 1866, n'était que de 777, ne s'était élevée au 1*' janvier 1877 qu'au chiffre de 2752. C'est peu de monde pour coloniser un territoire aussi vaste que la Nouvelle- Calédonie, surtout quand ce peu de monde pourvoit déjà par le commerce aux besoins d'entretien d'une population relativement improductive, qui se composait, en 1877 également, de 3 032 militaires et employés civils, de 3 836 déportés et 6000 transportés. Un tel état de choses n'est certes point florissant; mais, quand il ne s'agit que d'une colonie ordinaire, il est acceptable. Le système des « gens du roy » est un début. Peu à peu, bien que lentement, les ressources s'accroissent, et la colonie paye ou payera une partie de ses frais. C'est l'État qui se charge de la

différence. Mais la Nouvelle-Calédonie n'est pas une colonie ordinaire; sa destination pénitentiaire lui crée une situation exceptionnelle. Le bagne a du bon. Quoiqu'il produise peu, il produit néanmoins et, dans une certaine mesure, s'entretient lui-même. Il fait les routes, les travaux d'utilité publique ; il est l'instrument lent mais efficace de l'administration. Il n'est toutefois qu'un rouage passif. Ce n'est qu'à la sortie du bagne que le rôle actif, que les destinées très importantes, presque redoutables, d'une colonie pénitentiaire s'accusent et se précisent. Que faire des libérés? Peu nombreux encore aujourd'hui, ils s'appelleront un jour légion et sont déjà un vif sujet de préoccupation. En grande partie ils sont sans moyens d'existence et, de façon indirecte, demeurent à la charge de Tadministration. C'est et ce sera là une charge écrasante, matérielle et morale. Aussi sent-on qu'il faut aviser. 11 y a un avis qui semble prévaloir, en Nouvelle-Calédonie. La colonisation se ferait avant tout parles colons libres; le bagne passif continuerait d'être, comme il l'est, l'auxiliaire des résultats administratifs; les libérés, à qui la réhabilitation par le travail et la bonne conduite serait d'ailleurs accessible, resteraient dans une situation surveillée et subalterne, toute de dépendance. Cependant, comme cet

avis ne prévoit pas sans crainte Taugmentation indéfinie du nombre des libérés, il va plus loin : il voudrait se débarrasser du trop-plein des libérés et en partie du bagne lui-même, en les transportant aux Nouvelles-Hébrides. Et cela par un sentiment irréfléchi d'une supériorité d'honnêteté qui veut s'affirmer, sans songer aux difficultés d'installation qui, si grandes et si coûteuses qu'elles aient été à la Nouvelle-Calédonie, le seraient bien davantage encore dans des lies sans rades hospitalières, au climat insalubre et aux sauvages belliqueux. La preuve que les Nouvelles-Hébrides ne sont bonnes à rien, c'est que les Anglais ne les ont pas prises, et l'on peut ajourner l'intention oîi l'on serait de s'y installer, sans avoir à courir le risque qu'ils nous y devancent. Il faudrait en outre, pour que le système qu'on préconise eût des chances de réussite, qu'il y eût en Nouvelle-Calédonie ce qu'il n'y a pas en quantité suffisante : des colons libres. On a vu avec quelle lenteur le nombre s'en accroît. Il faudrait enfin admettre, ce qui est contraire à la nature humaine, que les libérés, qui seront en peu d'années le nombre et la force, se résigneront indéfiniment à une situation subalterne dans le seul but de rentrer en grâce auprès d'une société restreinte qui les primera de ses privi-

lèges et de ses droits et ne leur ménagera ni Thostilité ni le dédain. Rien de cela ne saurait être. Je crois, loin de là, que, pour le développement et la prospérité de la Nouvelle-Calédonie, il faut résolument et sans arrière-pensée adopter la colonisation pénitentiaire et ne compter que sur elle. Il est fort probable que, si elle a ^es coudées très franches, elle réussira. Certes, les libérés resteront astreints au doublage sans lequel le pays ne se peuplerait pas, mais ils devraient, dès qu'ils sortent du pénitencier, rentrer absolument sous le droit commun, être, de par la loi, les égaux des colons et devenir, sans entraves, libres de leur personne et de leurs actes. Ils s'en iraient alors à ce goût de solitude dans le travail et dans TefTort qu'on a pu constater chez eux comme chez les colons eux-mêmes, à cet individualisme qui est seul puissant et fécond au commencement d'une société. Ils arriveraient en progressant à l'agglomération qui se consent d'un mutuel accord, au lieu de s'attarder ou de rétrograder en ces villages artificiels, en ces rassemblements qui leur sont imposés, qui ont eu leur raison d'être à la fin de l'insurrection, mais qui, sauf les minces résultats d'un travail indécis, ne seraient, en se perpétuant, que des centres de misère et de désordre. On a pu en voir les raisons

morales au cours de ce récit. Il Faut que le libéré se fuie, pour se reprendre, dans la brousse. Il y portera en tous points son activité et sa présence. Il y aura son fusil, s'il le faut, contre les sauvages ou contre son voisin. Ce sera tant pis si quelques incidents regrettables se produisent. Ni un désordre ni une violence ne comptent isolément dans une œuvre qui se fon^e. Les pénitenciers ou le bagne proprement dit resteraient affectés, sous la direction de l'administration, aux travaux qui veulent des bras et du temps. Quant aux colons libres, au lieu d'être de pauvres gens qu'attire le mirage des richesses lointaines, ils n'arriveraient qu'avec des capitaux dans une colonie déjà en essor et s'y feraient une place par leur initiative et leur intelligence.

Peut-être, en face des résultats obtenus par la colonisation pénitentiaire, y contracteraient-ils vis-àvis des libérés sinon cette indulgence, du moins cette indifférence philosophique qu'ont les Anglais dans la pratique de la vie. Ce serait là un grand bien pour la colonie, car rien ne lui est plus désastreux que l'honnêteté prudhommesque où se cantonnent les colons libres, que la morgue extrême qu'ils en affichent. En principe, on peut avancer que dans une colonie pénitentiaire il ne devrait y avoir d'autres honnêtes

gens que ceux qui sont en train de le devenir. D'ailleurs les colons ne perdraient rien à cet éclectisme qui leur est inconnu aujourd'hui. Dans Tordre moral, tout ce qui est en bas tend à s'élever, et la population des convicts s'améliorerait plus vite, pour son compte et dans ses enfants, par des relations d'égalité et de cordialité avec l'élément libre. On peut en augurer ainsi d'après ce qui s'est passé eu Australie. Au fur et à mesure qu'elle a progressé vers l'honnêteté et le bien-être, — les deux sont à peu près inséparables, — et qu'elle s'est réhabilitée à ses propres yeux, la société australienne, comme toule société qui veut vivre, a d'elle-même demandé des lois pour se régir et se protéger. Plus tard, s'assurant en ses droits reconquis et protestant contre son origine, elle a demandé et obtenu qu'on ne lui envoyât plus de convicts. Aujourd'hiji que sa prospérité est sans limites et sa moralité hors de doute, elle en redemande, pour cette seule raison qu'ils travailleront .et lui seront utiles. Elle est si loin de son passé et l'a si bien oublié que ces hommes flétris ne le lui rappellent en rien. Elle les emploiera pour ce qu'ils peuvent donner de force et ne s'occupera peut-être pas de les rendre moralement meilleurs. C'est tout à fait une société régu-

Ce ne sont point, on Fa vu, les ressources qui manquent à la Nouvelle-Calédonie. Elle a de belles cultures et, par suite même de la dernière insurrection, des terres fertiles en plus grand nombre à donnera ses colons. Elle a son bétail qui se multiplie de plus en plus, ses mines de cuivre d'une abondante richesse, ses mines de nickel qui s'exploitent à nouveau avec succès, ses mines enfin, très réelles, bien que peu explorées encore, d'antimoine, d'argent et d'or. Au point de vue des productions identiques et de la concurrence, sa proximité de l'Australie est pour elle un inconvénient. Mais, si la colonisation pénitentiaire se développait largement, cet inconvénient deviendrait un avantage. Par son mode de recrutement, la population abondera toujours en ouvriers de tous genres , et la main-d'œuvre , plus artistique, plus 'experte, y sera à meilleur marché. Sous ce rapport et dans les proportions de leurs étendues respectives, l'Australie serait la tributaire de sa voisine.

Enfin, dans ces lointains parages de TOcéanie, la Nouvelle-Calédonie a une réelle importance militaire et maritime. Les guerres en Europe semblent devoir être de plus en plus rapides et foudroyantes ; mais aux colonies leur durée sera relativement plus longue.

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Les divisions navales s*y rencontreront, pourront tenter sur les possessions ennemies de hardis coups de main, auront besoin d'un point assuré de ravitaillement et de refuge. La Nouvelle-Calédonie est, pour notre plus grand avantage, dans la situation la plus favorable et la meilleure. Si dès maintenant, dans sa rade excellente et parfaitement abritée, Nouméa avait un bassin de radoub ou un dock flottant et un arsenal, Nouméa serait une escale pour beaucoup de navires et une station précieuse pour nos bâtiments ; ils n'auraient plus besoin d'aller à Sydney, qui coûte cher et que la guerre nous fermerait. Malheureusement, le bassin n'a jamais existé qu'à l'état de projet, et les ressources maritimes y sont illusoires. C'est à peine s'il y a, dans un magasin en planches, quelques cordages et quelques barils de goudron venus de France. Tout navire qui s'y fût réparé est forcé de passer outre. Ce n'est là toutefois qu'une question d'accroissement et de prospérité, et, quelque regret qu'on en puisse avoir, on peut l'ajourner. Il n'enestpas de même d'un autre point qui touche à la sécurité de l'Ile et à Thonneur de nos armes. La Nouvelle-Calédonie a de merveilleuses défensesnaturelles.Saceinturede récifs l'entoure de toutes parts et n'a que des passes étroites dont les bords sont perfides, où sou-

vent deux navires ne pénétreraient pas de front. Cette ceinture, muraille à pic du côté du large, est presque partout à grande distance de la terre. Quelquefois pourtant elle s'en rapproche et en quelques endroits s'y applique. Mais là où elle cesse d'être une barrière, sinon un rempart, il n'y a que la Calédonie sauvage avec ses rochers et ses bois. Toute descente qu'y tenterait l'ennemi se ferait en pleine brousse, au hasard des marches, sans rien à occuper, sans rien à détruire. D'ailleurs, il ne pourrait mettre à terre que des compagnies de ses équipages ou de faibles forces. La colonie accourrait vite au point menacé ou envahi et rejetterait à la mer les assaillants. Une descente ne saurait être pour elle un réel danger. Partout, au contraire, oîi se trouvent nos établissements, à Nouméa, à Ganala, à Pam, à Teremba, à Bourail, le récif est à plusieurs milles d'eux, les protégeant de son éloignement et de sa continuité, les mettant à l'abri du tir à longue portée. Il y a plus. Entre le récif et la terre, il y a des sentinelles avancées. Ce sont, au ras de l'eau, des lies de corail, avec des soulèvements inégaux du sol, avec des écueils sous-marins. Elles sont çà et là comme des obstacles nouveaux aux navires qui auraient franchi les passes. Enfin, à la côte même, il y a des

hauteurs qui en interdisent rapproche, qui dominent la mer. Eh bien, presque nulle part, les défenses effectives ne sont venues en aide à ces défenses naturelles, ne les ont complétées ni rendues efficaces. Sur les seules hauteurs de Nouméa, il y a quelques canons. Ils ne défendront la ville que de trop près, ne la préserveront ni d*un incendie ni d'une destruction partielle. Partout ailleurs, la ruine est certaine. Un ennemi hardi entrera par les passes et, sans s'aventurer à terre, aura nos établissements à la discrétion de son artillerie. Il repartira sans qu'on puisse l'inquiéter, reviendra si cela lui plaît. Il suffirait d'avoir une batterie flottante à chacune de ces entrées de la Nouvelle-Calédonie, à ces passes étroites qu'elle fermerait, et d'établir quelques canons à longue portée sur quelques-unes des lies intermédiaires. Cette nature, si redoutablement passive, aurait dès lors sa force d'action offensive, serait inexpugnable à l'ennemi. Il ne faut pas oublier que l'Australie est tout près de nous, que les Anglais ont aux îles Fidji un point de ravitaillement et d'attaque, que les Américains en auront peut-être un aux Samoa, que les Allemands vont avoir le leur aux îles Tonga. Si la Nouvelle-Calédonie est appelée à un bel avenir colonial, si elle devient pour nous, ce qui est possible, un grand

arsenal lointain, il faut qu'aux antipodes de la mère pairie elle soit à l'abri des chances contraires et que ses défenseurs, nos soldats et nos marins, puissent y porter haut le drapeau de la France.

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