‹ Sr Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte FaceChapitre 46 sur 75 · L., le 7 décembre · texte numérisé non relu

L., le 7 décembre

Suivent les témoignages recueillis par le docteur, des différentes personnes qui ont vu l'enfant avant et après sa guérison.

Témoignage des Carmélites de Lisieux.

Nous, soussignées, avons entendu les parents de Reine F. et vu cette enfant au parloir. La mère nous a fait exactement le même récit qu'au docteur L. Elle a ajouté que le premier jour de la neuvaine, elle avait cueilli sur la tombe de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus deux petites feuilles de géranium et les avait placées chez elle avec respect. Le père nous a affirmé que le docteur D. leur avait déclaré que, s'ils voyaient les yeux de leur petite fille devenir phosphorescents, c'était signe qu'ils étaient perdus, sans aucun espoir de guérison ; or, qu'ils avaient vu tous deux ce phénomène se produire.

La femme nous a dit encore que le 25 mai 1908, elle était allée chez M"" D., boulangère, dans la même rue, pour acheter un petit pain ; que, le lendemain, elle y était retournée pour montrer son enfant guérie, et que cette dame, après avoir examiné les yeux de l'enfant qu'elle avait vus si malades, la veille encore, s'était écriée avec une grande émotion :

Pluie de Roses. 1 3*

< Ah! ma pauvre femme, c'est un grand miracle qui s'est ope'ré chez vous ! »

Marie F., âgée de 9 ans et demi, nous a dit avoir vu sa petite sœur, au matin du 26 mai, s'apaiser tout à coup, après sa grande crise, puis regarder fixement quelque chose en souriant, et faisant des gestes d'amitié avec son petit bras ; enfin, s'endormir paisiblement. «J'ai pensé, nous dit-elle, qu'elle se guérissait et regardait les objets au fond de la chambre. Je lui ai demandé ensuite ce qu'elle avait tant regardé et pourquoi elle avait ri. Elle m'a répondu : « J'ai vu la petite Thérèse, là, tout près de mon lit, elle m'a pris la main, elle me riait, elle était belle, elle avait un voile, et c'était tout allumé autour de sa tète. »

L'enfant nous a raconté la même chose à nous-mêmes. Devant nous, sa mère a essayé de l'effrayer en lui disant de prendre garde de mentir^ ou bien que la « petite Thérèse » lui reprendrait ses yeux. Elle s'est retournée vers sa mère et lui a répété avec assurance : « Oui, maman, c'est vrai, je l'ai vue... » — « Comment était-elle habillée, ma petite Reine? » lui dimes-nous. — « Pareille à vous! »

5 février 1909.

Suivent les signatures de la Mère Prieure et de plusieurs religieuses.

Le C, juin 1908.

Un matin, en allant à la Messe, je demandai avec une très grande confiance au Sacré-Cœur et à Notre-Dame des Victoires, par l'intercessiori de S-- Thérèse de l'Enfant-Jésus, la conversion d'une âme qui — je le savais par ses confidences — n'était point sincère dans ses confessions.

Le soir de ce même jour, je rencontre cette personne qui me dit : « Oh ! je ne sais pourquoi, mais aujourd'hui j'ai été très tourmentée au sujet de la confession et c'est ce qui ne m'arrive jamais. » Le lendemain, elle alla se confesser et revint aussitôt me voir pour me dire combien elle était heureuse. \

Constantinople, 8 juin 1908.

.Mon mari vivait depuis seize ans loin des sacrements et ne voulait rien entendre à ce sujet. \Jn jour, ma fille, en revenant de l'école, me parla de la petite S' Thérèse de i'Enfant-Jésus, et ce qu'elle m'en dit m'inspira beaucoup de confiance. Le soir même, nous récitâmes un Pater et un Ave pour obtenir de la chère sainte la conversion désirée et, dès le lendemain matin, mon mari me dit spontanément : « Cette année, je veux faire mes Pâques et désormais je m'approcherai plus souvent des sacrements. » C'était le Mercredi Saint, et, tout transformé et tout joyeux, il communia le Jeudi Saint. Maintenant, il communie tous les mois. >^

/^* Sœu7- Thérèse de l' Enfant-Jésus.

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