‹ Sr Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte FaceChapitre 47 sur 75 · X., Italie. 8 août · texte numérisé non relu

X., Italie. 8 août

Quelques mois avant mes vœux perpétuels et mon sous-diaconat, je traversai une crise violente dont mon avenir sacerdotal et religieux a évidemment dépendu. Au plus tort de la lutte, sans aucune initiative de ma part, la pensée de votre sainte s'est imposée à mon esprit avec une obstination et un charme irrésistibles. Elle a continué à m'occuper ainsi tout le jour, sans que je dusse faire des efforts pour chercher sa chère pensée; elle m'a appris à l'appeler ma Mère, et à mettre en elle toute l'espérance de mon âme. Elle m'a béni mieux encore que par ses joies sensibles; elle a « tourné » mon cœur. Mon directeur, un homme prudent et réservé s'il en fut, a été extrêmement frappé de ce qui s'était passé en moi, des changements subits et inexplicables qu'elle y avait faits, et il m'a dit : « Il y a là quelque chose d'extraordmaire : c'est une grande grâce que vous avez reçue! ■» Ce que je vous dis en termes un peu voilés, ma bonne Mère, je serais heureux de pouvoir vous le dire clairement de vive voix. Alors vous comprendriez mieux comment elle est ma Mère, la mère de mon sacerdoce et de tous mes apostolats futurs; vous comprendriez combien je désire la faire bénir comme je la bénis, aimer comme je l'aime. ^•

Estado do Ceara, Brésil, 21 août 1908.

Mon père était très malade et avait déjà reçu les [derniers sacrements, quand, providentiellement, une personne amie m'apporta une relique de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus. Elle-même adressa ces questions au malade qui souffrait extrêmement : « Croyez-vous que cette petite sainte puisse obtenir votre guérison ? Voulez-vous suspendre à votre cou cette relique ? — Oui! » a répondu mon père avec une grande foi.

Alors j'ai fait une prière à la « petite Reine », et aussitôt mon père s'est trouvé très bien.

J'ai promis de publier cette guérison extraordinaire. A. C.

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