‹ Sr Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte FaceChapitre 57 sur 75 · L. (Calvados), i6 décembre 190g · texte numérisé non relu

L. (Calvados), i6 décembre 190g

Voilà quinze jours, une jeune parente, âgée de vingt-deux ans, descendait chez moi pour se faire opérer d'une fistule. Je lui donne à lire les faveurs attribuées à votre petite sainte; et, profondément touchée de ces guérisons, elle se recommande elle-même avec confiance à votre chère soeur.

Nous commençons ensemble une neuvaine et, le jeudi g novembre, la malade voulut faire un pèlerinage sur sa tombe. A mesure que nous priions, il nous semblait qu'un petit oignon de fieurs sortait de terre; la malade le prit et, rentrée à la maison, je l'appliquai avec une grande foi sur la fistule qui était grosse comme un œuf.

Le dernier jour de la neuvaine, cette jeune fille était complètement guérie. Depuis, elle fait de longues marches sans se fatiguer et ne souffre plus du tout. Nous ne savons comment exprimer notre reconnaissance à la chère S' Thérèse de l'Enfant-Jésus, si puissante auprès du bon Dieu.

R. R. (Ornei. 10 janvier 1910.

En allant à Lisieux, le 4 août dernier, accomplir un pèlerinage à la tombe de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus, je passai à Caen pour consulter un oculiste renommé, car je souffrais beaucoup des yeux. Il me les trouva, en effet, très malades et me condamna à subir une opération dans le délai d'un mois.

Sur la tombe de la petite sainte je fus délivrée de doutes cruels dont je souffrais depuis plusieurs années, je retrouvai la paix de l'âme et je passai des horreurs de l'enfer aux suavités du ciel. Pendant que S' Thérèse soulevait ainsi la montagne de ma détresse d'àme, j'eus la pensée de lui demander de guérir aussi mes yeux. Je les appuyai sur la croix de sa tombe avec confiance. Il me sembla alors qu'elle y mettait du velours et le mal disparut... Je n'ai fait aucun remède et n'ai point eu à subir d'opération. Je travaille sans fatigue à la lumière, ce que je ne pouvais plus faire. L. A.

54* Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus.

S. (Mayenne), ii janvier 1910.

Au mois de mai 1909, ma mère tomba très gravement malade et le médecin me dit en particulier : « Votre mère est perdue : elle est atteinte d'un ulcère à l'estomac. » J'étais désolée et ne savais à quel saint la recommander, quand une de mes amies me conseilla de faire une neuvaine à S' Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Ma mère avait vomi plusieurs fois un sang noir et fétide; depuis i5 jours, elle ne pouvait plus digérer ni les œufs, ni le lait, et passait des nuits épouvantables.

Le premier jour de la neuvaine, je fis tremper dans l'eau une relique de la petite sainte; ma mère en but et se trouva mieux; le troisième jour elle éprouva, au moment où elle buvait l'eau, quelque chose d'anormal, comme un resserrement subit à l'estomac. Elle était guérie, et, pleine de joie et de confiance, elle se mit à manger du pain et de la viande, ce qu'elle n'avait pas fait depuis quatre mois.

Aujourd'hui, 11 janvier 1910, son parfait état de santé s'est très bien maintenu. Je garde, ainsi que toute ma famille, une profonde reconnaissance à S' Thérèse de l'Enfant-Jésus. M. H., couturière.

Suit la signature de M. le Curé et de plusieurs autres personnes.

^ J'étais souffrante depuis plusieurs jours d'un grand mal de tête, j'avais de plus mal aux jambes et ne pouvais me tenir debout, de sorte que ma maîtresse m'avait envoyée coucher. Bientôt je fus prise d'une sueur froide et, au bout de deux jours, me sentant de plus en plus malade, je mis la relique de votre chère petite sainte sur mon front. A l'instant même je me sentis guérie. Je me levai et je repris mon travail sans éprouver aucune fatigue.

Mais voici une autre grâce que j'estime bien autrement grande. J'ai demandé à mon confesseur si je pouvais vous la faire connaître. Il m'a répondu que non seulement je le pouvais, mais que c'était un devoir de le faire.

Depuis environ 22 ans, je n'avais pas cessé d'éprouver des doutes contre la foi. J'en étais réduite, la plupart du temps, à aimer le bon Dieu, à le servir, au cas où il existerait. En même temps, j'avais une grande soif de Dieu ; de sorte que cette soif de Dieu, avec l'impossibilité de le trouver, me faisait quelquefois penser aux souffrances des damnés dans l'enfer.

Mais depuis que j'ai lu, dans la vie de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus, ce qu'elle dit de l'Amour miséricordieux du Seigneur, les doutes se sont enfuis, la reconnaissance et la confiance ont pris tout mon cœur.

Pour remercier la chère petite sainte, j'ai l'intention de prélever sur mes gages ce qui me sera possible, pour aider à faire connaître sa « petite voie d'amour et d'abandon »; ce sera mon humble merci.

A. F., servante à X.

Pluie de Roses. 55*

De la même ; quelques mois plus tard.

Je viens de faire la donation complète de moi-même à votre chère petite sainte. Voici comment : je connais une âme qui, dans son enfance, s'est livrée au démon. Songeant à l'influence que celui-ci avait exercé sur elle, je me suis dit qu'en me donnant à S' Thérèse, elle n'aurait pas moins de zèle pour ma sanctification que le diable n'en avait eu pour la perte de cette âme.

Après avoir soumis ce projet à mon confesseur qui l'a pleinement approuvé, je me suis livrée totalement et irrévocablement à ma chère sainte pour qu'elle me donne au bon Dieu.

Depuis ce jour, je ne cesse d'éprouver sa bienfaisante influence.

N. (Oisei. 17 janvier 1910.

Mon petit garçon avait été pris de fièvre, points dans le dos, vomissements et violents maux de tête.

Il était ainsi depuis deux jours, quand, lui ayant posé sur la poitrine la relique de votre chère sainte, il se trouva guéri à l'instant même. Il s'est mis alors à tousser et à chanter pour me prouver qu'il n'avait plus aucun mal. Depuis, il ne s'est ressenti de rien. L. B.

Monastère de X . Canada, 18 janvier 1910.

Je venais à peine d'achever la lecture du récit des grâces extraordinaires que S' Thérèse de l'Enfant-Jésus accorde de tous côtés, que l'occasion s'est présentée pour moi d'avoir recours à sa puissance sur le divin Cœur de Jésus.

Un de nos frères qui travaille au moulin s'était fait une blessure grave. II venait de descendre au bas du moulin (à la turbine) lorsqu'il s'aperçoit que quelque dérangement se produisait à l'étage supérieur. Il remonte précipitamment l'escalier, quand tout à coup le couteau qu'il porte toujours suspendu à la ceinture est venu heurter le manche contre le degré de l'escalier, et la lame sur laquelle il a frappé de toute sa force est entrée profondément dans le genou, entre la rotule et le kondyle ; cette lame, de 6 centimètres de long, était si fortement engagée que le pauvre frère ne pouvait la retirer. Mais le plus grand mal venait de ce que le sang, au lieu de sortir de la plaie, avait coulé à l'intérieur; le médecin, qui ne se dissimulait pas la gravité du coup, disait que la poche ou récipient à synovie était percé, et il eut grand'peine à faire sortir un peu de sang au dehors; il restait au fond du récipient, ce qui faisait craindre qu'il ne se corrompît et ne formât un abcès. Le docteur décida, que, dans quelques jours, il faudrait seringuer fortement la plaie.

Le travail était urgent au moulin, et personne pour remplacer notre frère meunier. J'eus alors l'inspiration de m'adresser à la chère sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Pendant qu'on donnait des soins au blessé.

56* Sœur Thérèse de l' Enfant-Jésus.

je disais intérieurement : « Puisque vous avez promis de faire descendre du ciel une pluie de roses, laisse^ tomber une petite feuille de rose sur ce genou. »

Tout le jour, le frère souffrit beaucoup ; son estomac ne pouvait rien supporter, pas même du liquide, et il se trouvait toujours prés de s'évanouir. Il m'a avoué depuis qu'il avait pensé à me demander les derniers sacrements. — Nuit sans sommeil. — Le lendemain, le bon frère me dit : « J'ai PU S' Thérèse cette nuit, elle était vêtue de blanc et couronnée de fleurs blanches. Elle passa près de moi et me sourit... ■»

De fait, la plaie était fermée... plus de douleur, même à forte pression. L'obéissance seule a été capable de retenir le blessé au repos; trois jours après, il a échappé et est revenu au moulin.

Ma reconnaissance et ma confiance sont acquises pour toujours à cette âme privilégiée. Je la prie souvent, et mon grand désir serait d'avoir quelque petit objet qui lui ait appartenu. Fr. X., prieur.

Québec, Canada, 18 janvier 1910.

Ma mère souffrait depuis longtemps de vives douleurs à un pied, tellement qu'au mois de décembre, elle n'avait plus d'espoir que dans une opération. Je pris alors une image de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus que je plaçai le soir dans le bandage, et le lendemain tout mal avait disparu. A. B.

M.. Indes, 19 janvier 1910.

Un prodige de grâces s'est opéré par la lecture de la vie de votre aimable sainte.

Cette histoire est tombée entre les mains d'une dame veuve qui a passé toute la nuit à la lire... Le matin, elle était convertie ! Accablée de remords, elle s'est confessée, et maintenant elle n'aspire plus qu'à la vie religieuse. X.

E., Belgique, 19 janvier 1910.

C'est à S' Thérèse de l'Enfant-Jésus que j'attribue d'être guérie d'un abcès au foie sans avoir dû subir l'opération jugée nécessaire par plusieurs docteurs. Je l'ai priée avec grande confiance, lui promettant de propager sa dévotion et de faire un pèlerinage à son tombeau si elle m'accordait la grâce demandée.

Aujourd'hui je suis mieux portante qu'avant ma maladie. E. V.

Pluie de Roses. 5^*

'Sa.

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