‹ Sr Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte FaceChapitre 67 sur 75 · X., France, janvier · texte numérisé non relu

X., France, janvier

A la suite d'une fièvre typhoïde je fus prise, vers la fin de 1908, de vives douleurs au bras gauche qui annonçaient la carie des os. Une large plaie suppurante s'était formée au poignet et un jour, en baignant mon bras, je vis avec frayeur un petit fragment d'os s'en détacher.

Le médecin déclara l'urgence d'une opération : il s'agissait de mettre l'os à nu et de nettoyer la partie atteinte afin d'arrêter — si c'était possible — les progrès du mal.

Un retard forcé me permit d'aller, le i5 avril 1909, me recommander aux prières du Carmel de X. Là on m'engagea à prier S' Thérèse de l'Enfant-Jésus et on me remit une de ses reliques. Je l'appliquai sur mon mal et elle y resta pendant la neuvaine que je commençai dès le lendemain, 16 avril, en union avec le Carmel.

Au jour fixé pour l'opération, le médecin arrive avec ses instruments de chirurgie, il stérilise la lancette qui doit fouiller mon pauvre bras tandis que je le débande. J'entre dans la salle d'opération, le docteur s'approche, regarde ma plaie : elle est cicatrisée ; il s'écrie : « Mais c'est guéri, il n'y a pas besoin d'opération 1 » En effet je ne souffrais plus !

Près de deux ans se sont écoulés depuis et jamais la moindre douleur n'a reparu. ^

Pluie de Roses. loi*

N.-D. de la Miséricorde de Lisieux, 2 janvier 191 1.

Louise Lamy a été atteinte de grosseurs le long de la jambe droite en 1900. Il s'est formé du pus et une plaie. Avec les soins le mal a cédé, mais pour reparaître les années suivantes, et, à deux reprises surtout, a été très difficile à enrayer.

La malade ne pouvait rester couchée sur le côté droit sans être réveillée par les douleurs, et souffrait en marchant.

En 1907, le mal fit de tels progrés que, le 28 janvier, Louise dut entrer à l'infirmerie. Le médecin constata une nécrose à la cuisse droite. Il s'y forma trois trous sur une superficie de i5 à 20 centimètres. Le pus sortait en telle abondance qu'il fallait passer des drains pour l'écoulement, la plaie était pansée plusieurs fois par jour, et des paquets de linge étaient employés à chaque fois.

Les plaies et l'état général donnaient des craintes si sérieuses que le docteur commençait à désespérer de la guérison.

La malade ne pouvait supporter le moindre pansement sans souffrir d'atroces douleurs ; elle ne pouvait s'appuyer aucunement sur la jambe, l'appétit avait disparu ainsi que le sommeil, et on s'attendait à un dénouement prochain.

Notre chère malade, qui aimait beaucoup S' Thérèse de l'Enfant-Jésus, eut l'idée de lui faire une neuvaine. Elle la commença avec une grande confiance. Pendant cette neuvaine elle souffrit davantage. On lui conseilla d'en recommencer une seconde, puis, pour les pansements, on se servit d'une goutte d'huile bénite de la Sainte Face, pour laquelle S' Thérèse de l'Enfant-Jésus avait tant de dévotion. Vers le milieu de la neuvaine, Jeudi Saint, 28 mars, notre malade, qui avait passé une bonne nuit, sentit en s'éveillant qu'elle pouvait remuer la jambe et dit à la Mère infirmière qui se disposait à faire le pansement matinal : « Vous pouvez aller à la Messe sans me cnanger, je suis mieux. »

En effet, il restait de petits trous, mais qui ne la faisaient pas souffrir, La suppuration avait cessé. Les plaies mirent deux ou trois jours à se fermer. La malade s'était levée vers neuf heures. Le docteur venu pour la voir ne pouvait en croire ses yeux. « Je suis guérie, lui dit-elle, je ne souffre plus. »

L'après-midi, elle descendit à la cuisine et remonta les escaliers sans souff'rance.

Le jour de Pâques, 3i mars, elle fut à la Messe à la chapelle, et s'agenouilla à la sainte Table, comme ses compagnes. Le docteur ne pouvait revenir d'un tel changement, car il ne voyait pas de remède à ce mal affreux.

L'année suivante, novembre 1908, ce même docteur demande à voir sa malade. Il est frappé de sa mine de santé; puis, après examen sérieux, ne trouvant aucune trace de l'horrible plaie, il se retire persuadé de l'intervention de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Depuis, aucune rechute, la santé est excellente. S' X.

Supérieure.

Suit le certificat du médecin.

102* Sœur Thérèse de l' Enfant-Jésus.

Trouville-s.-Mer (Calvados), 2 janvier 191 1.

J'avais, depuis l'enfance, une grosseur sous l'aisselle droite, semblable à une bille mobile placée entre cuir et chair. Elle se sentait très nettement à la palper, mais n'était pas visible à l'extérieur. Je n'en souffrais nullement.

Il y a quatre ans, elle augmenta de volume et devint douloureuse. Je consultai alors un médecin de Bernay qui l'appela « ganglion tubéreux » et me conseilla une opération pour plus tard.

Souffrant davantage, je consultai durant l'été igoS un médecin de Trouville qui me fit subir un traitement continu, pendant trois mois et dix-sept jours. Il appela mon mal « kyste néogéne » et me l'ouvrit très souvent, c'est-à-dire plusieurs fois chaque semaine. Il en extrayait alors, à l'aide de pinces, de petits cheveux enroulés en forme de limaçon. Après ce traitement je souff"ris un peu moins, mais je n'étais nullement guéri.

Au printemps 1910, je fus repris plus violemment et incapable de travailler. La douleur se faisait sentir non pas seulement sous le bras qui me semblait comme rongé intérieurement, mais encore dans tout le côté du corps et de la tête, si bien que mon caractère avait complètement changé et que j'étais devenu, par la persistance du mal, d'humeur chagrine et irascible.

Une opération fut donc décidée par le docteur X. et le jour fixé à l'un des derniers samedis de mai, je ne sais plus lequel. — Par une coïncidence providentielle, une personne pieuse engagea ma femme à faire une neuvaine à S' Thérèse de l'Enfant-Jésus pour ma guérison. C'était la première fois que nous entendions parler de cette Sœur; nous nous empressâmes quand même de suivre le conseil.

Or, chaque jour de la neuvaine, nous constations que le kyste diminuait de grosseur et de dureté, si bien que le samedi, jour de clôture de la neuvaine et jour fixé pour mon entrée à la clinique, où l'opération devait avoir lieu le surlendemain lundi, la grosseur avait complètement disparu. J'hésitai à me rendre à la consultation ; sur les instances de ma femme, je m'y décidai. Je trouvai le docteur X. en compagnie d'un autre chirurgien qu'il me demanda de faire assister à l'opération, à titre de témoin, car, disait-il, mon cas était intéressant et rare. Je lui répondis en souriant — car j'avais repris ma gaieté d'autrefois — que la présence d'un autre docteur ne me gênait nullement... puis je découvris l'épaule et le bras, et le docteur parut stupéfait quand, après avoir examiné et palpé de toutes façons le siège du mal, il constata qu'il n'y avait plus rien, que j'étais complètement guéri. Il me demanda si j'avais employé des remèdes nouveaux et lesquels ; et, sur ma réponse négative, il me renvoya en disant : « C'est étrange ! Enfin, si le mal vous reprend, je suis toujours là : vous viendrez me retrouver. »

Depuis cette époque, fin mai 1910, je n'ai plus jamais senti la moindre trace de cette grosseur, ni éprouvé la moindre douleur à l'endroit jadis malade; et pourtant, je me suis livré aux plus pénibles travaux.

Pluie de Roses. io3*

En foi de quoi j'ai signé de plein cœur la présente attestation, attribuant ma guérison uniquement à la puissante intercession de S' Thérèse de l'Enfant-Jésus dont je n'ai jamais cessé depuis lors de porter les reliques et d'implorer la bienfaisante protection. X.

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