‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 70 sur 71 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

deur, pensait Pascal*, dépasse toutes les grandeurs de corps ou d'esprit, étant d'un autre ordre, infiniment plus élevé. Voilà où il faut chercher la plus profonde leçon qu'elle donne. Dans les nombreux écrits laissés par ce docteur, ce qui est le moins caduque, ce qui demeure le plus bienfaisant, c'est ce qui exprime la charité. Ce que son ame, dont on peut dire qu'elle fut sans doute encore plus riche que ses écrits', son âme si humble et si tendre, révèle surtout, c'est que par l'amour, plus que par le seul effort intellectuel, on approche de Dieu; que le plus grand bien à procurer aux hommes consiste à leur faire sentir que Dieu les aime, et à les aimer soi-même ; qu'il y a dans la simple sainteté, c'est-à-dire dans l'amour héroïque de Dieu et des hommes, une force incomparable, qui est à l'Eglise une providentielle sauvegarde, et dont l'action victorieuse passe au travers de bien des obstacles, des objections et des hostilités.

Ainsi, Liguori, au-dessus d'étroites écoles, dont aucune n'a droit de l'accaparer ou de la discréditer, doit demeurer cher à des esprits différents, en bien des points, d'idées, de tendances, et se trouvant dans un milieu tout autre que l'Italie méridionale au déclin de l'ancien régime. Il est une des richesses durables de notre patrimoine moral. Avant même que le génie de Newman eût mis en une si belle

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