‹ St Francois de SalesChapitre 13 sur 68 · I. Traité de l'amour de Dieu, 1. IX, chap, m, iv, ti · texte numérisé non relu

I. Traité de l'amour de Dieu, 1. IX, chap, m, iv, ti

fermé les yeux, le cœur lui enfla si fort qu'il pleura plus qu'il n'avait fait depuis qu'il était d'Église. « Et cependant, ajoute-t-il, au milieu de mon cœur de chair qui a eu tant de ressentiment de cette mort, j'aperçois fort sensiblement une certaine suave tranquillité et certain doux repos de mon esprit en la Providence divine qui répand dans mon âme un grand contentement parmi ses déplaisirs. »

Est-il besoin d'ajouter que cet amoureux abandon au bon plaisir de Dieu qu'il pratiquait pour ses plus chères afifections, il l'étendait à ses plus chères entreprises? Aucune, on le sait, ne lui tint plus au cœur que l'établissement de la Visitation. Il y voyait le bien de beaucoup d'âmes ; et les chemins par où il avait été conduit à en concevoir la pensée, à en rencontrer et en apprécier la première fondatrice, à en former, puis en modifier le plan, portaient au plus haut degré la marque de la volonté déclarée de Dieu. Or cinq semaines après la fondation de la première maison, Mme de Chantai fut atteinte d'une fièvre qui mit sa vie en danger, a En cette nécessité », — c'est elle-même qui raconte, — « ilvintme visiter et me dit : Dieu veut peutêtre se contenter de notre essai et de la bonne volonté que nous avons eue de lui dresser cette petite compagnie, comme il se contenta de la volonté qu'eut Abraham de lui sacrifier son fils. Si donc il plaît à sa bonté que nous nous en retournions au milieu du chemin, sa volonté soit faite*! »

Une âme où l'amour fait régner un tel ordre, où il

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