‹ St Francois de SalesChapitre 26 sur 68 · rr«,V.' Je /Wo«r Je Dieu, J. V, chnp. ri, v · texte numérisé non relu

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dictions que son amour filial peut lui fournir; et Ihors Vesprit arrive en un lieu de silence, car nous ne sçavons plus faire autre chose qu'admirer *. » Et en effet, proportion gardée du divin à l'humain, nous ne savons plus faire autre chose en lisant ces pages enflammées et splendides.

L'effet de l'amour sur la volonté de l'homme est de la rendre de plus en plus conforme à la volonté de de Dieu.

Conformité absolue à sa volonté manifestée par la loi divine, soit naturelle, soit révélée. Cela est élémentaire et va bien sans dire. Mais ce qui est bon à dire, c'est que, dans l'âme qui aime, cette obéissance est un acte d'amour. A la peine qu'elle se donne pour obéir elle en ajoute une autre, la peine qu'il faut se donner pour aimer le commandement par amour de Celui qui l'impose. Et ce qui est remarquable, c'est que cette seconde peine, loin d'appesantir le fardeau de la première, le rend plus léger. « Plusieurs observent les commandemens comme on avale les médecines, plus crainte de mourir damnés que pour le playsir de vivre au gré du Sauveur. Ains, comme il y a des personnes qui, pour aggréable que soit un médicament, ont du contrecœur à le prendre, seulement parce qu'il porte le nom de médicament, aussiy a-t-il des âmes qui ont en horreur les actions commandées seulement parce ([u'ellessont commandées. Au contraire le cœuramoi^reux ayme les commandemens, et plus ilz sont dé chose difficile, plus il les trouve doux et aggréables,

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