‹ St Francois de SalesChapitre 41 sur 68 · Introduction à la vie dévote, III" partie, chap. v · texte numérisé non relu

Introduction à la vie dévote, III" partie, chap. v

2. « Relevez-vous de vos chûtes avec une grande suavité de cœur, vous humiliaut beaucoup devant Dieu par l'aveu de vostre

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possession de ses biens, Tâme chrétienne peut et doit pratiquer le détachement et la pauvreté d'esprit; comment et dans quelle mesure elle y doit joindre une pauvreté effective par la pratique de l'aumône, parles sa-i crifices qu'elle fera, pour les pauvres, de ses jouissances] de son temps, de ses répugnances ; comment la loyauté' et la justice doivent, en y ajoutant l'onction de lacha-'^ rite, présider à toutes les relations de notre vie so-:l ciale; comment l'exercice de la présence de Dieu et le regard habituellement tourné vers lui doivent être notre soutien et notre sauvegarde; comment nous devons/ faire, par des inventaires périodiques, le compte dejj] nos profits et de nos pertes dans Tordre spirituel et moral, afin que notre vie soit un progrès et non une routine; tout cela, et bien d'autres chapitres encore de cette admirable hygiène spirituelle, ne peut qu'à peine être indiqué ici, et doit être tout entier lu, médité, goûté dans le texte même de Y Introduction à la vie dévote^ véritable introduction qui ne conduit pas seulement au seuil et ne le fait pas seulement franchir, mais fait pénétrer l'âme dans l'intérieur, dans le sanctuaire intime et sacré que nulle sagesse humaine n'a connu. Elle ne se contente pas de dire ce qu'il faut faire, elle donne le secret de le faire, elle échauffe, elle encourage, elle élève. Elle ne néglige aucun détail

misère, mais sans vous étonner de yostre faute; car quel sujet y a-t-il de s'étonner que rinfirmité soit infirme et la misère misérable? Détestés néanmoins de toutes tos forces l'injure que TOUS avez faite à sa divine Majesté, et avec une grande et courageuse confiance en sa miséricorde rentrés dans ït» yojres de la vertu que tous aviez quittées. »

comme indigne d'attention, et en même temps elle fait la guerre la plus vive, la plus victorieuse, la plus brillante si je Tosais dire, à tout ce qui est minutie, étroitesse et scrupule d'esprit. Si rien n'est plus fin et plus délicat, rien aussi n'est plus large, plus haut et plus vaillant. Si rien n'est plus doux, rien aussi n'est plus fort. L'homme qui se mettrait sérieusement à l'école de ce petit livre non pas pour en goûter le charme avec un dilettantisme de psychologue ou de lettré, mais pour en être le disciple en esprit et en vérité, cet hommelà deviendrait un saint dans le monde, un saint aimable et qui gagnerait des âmes en faisant aimer la sainteté. Et ce saint, dans la situation quelconque où Dieu l'aurait mis, offrirait un modèle accompli des vertus professionnelles, depuis celle du plus humble artisan jusqu'à celle de l'homme d'Etat et de l'homme de guerre. Et la physionomie de ce saint irait s'embellissant de jour en jour par un progrès continu. Et si le moment venait des grands dévouements et des grands actes d'héroïsme, ces occasions sublimes le trouveraient porté d'avance à leur niveau par le souffle divin de l'amour.

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