‹ St Francois de SalesChapitre 48 sur 68 · Lettre dccxxxv, octobre · texte numérisé non relu

Lettre dccxxxv, octobre

a. Lettre dcgxxxix, janvier 1608.

nous sommes étonnés, troublés ou impatients? Sans doute c'est que nous pensions être quelque chose de bon, résolu et solide, et partant, quand nous voyons par TefFet qu'il n'en est rien et que nous avons donné du nez en terre, nous sommes troublés, offensés et inquiétés. Que si nous savions bien qui nous sommes, au lieu d'être ébahis de nous voir à terre, nous nous étonnerions commentnous pouvons demeurer debout, » — Il les dit sur la guerre sans trêve qu'il faut soutenir contre la volonté propre et contre toutes les passions qui ont leur principe dans cette attache à nous-mêmes : « Quand Notre Seigneur nous sépare de ces passions si mignonnes et si chéries, il semble qu'il écorche le cœur tout vif, c'est la dernière peau qu'il arrache du vieil homme ». — Il les dit sur la paix qu'il faut conserver au milieu de cette guerre et de « tout cet esbattement d'esprit' ». — Il les dit enfin sur cet esprit de joie et d'épanouissement qui est le dernier trait de la vraie dévotion : « Oui, ma lîlle, je vous le dis par écrit aussi bien que de bouche, réjouissez-vous tant que vous pourrez en bien faisant, car c'est double grâce aux bonnes oeuvres d'être bien faites et d'être faites joyeusement'. »

C'est là le fond commun de cette direction vaillante. A partir de là elle se bifurque sans changer d'esprit, afin de s'adapter à la diversité des formes de vie d'où résulte la diversité des chemins à suivre pour tendre à la perfection.

A la Présidente et, en elle, à toutes les personnes qui

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