X. Lettre du a3 juia
il savait les écrire. Et, de retour à Annecy, le premier exercice de sa charge volontaire fut de lui envoyer un règlement bon à méditer pour ceux qui croient que sa direction était molle à cause qu'elle était aimable, pour ceux aussi qui veulent se faire une idée de ce que pouvait être, en ce temps-là, la vie d'une femme chrétienne appartenant encore au monde*.
Les quatre chapitres de ce règlement sont : la prière et les exercices de piété, les pénitences et mortifications corporelles, le soin des malades et des pauvres, les devoirs de mère et de fille. Mais les prescriptions qu'ils contiennent ne seraient qu'une lettre morte si elles n'étaient vivifiées par l'esprit intérieur qui leur donne leur valeur, esprit de douceur et d^ amour auec lequel il faut tout faire. Et quelques-unes d'entre elles mettraient la vie trop à l'étroit et seraient une source d'interminables inquiétudes de conscience si elles étaient imposées avec une aveugle et inflexible rigueur. Saint François de Sales ne veut en aucune façon qu'elles aient ce caractère qui en ferait des moyens allant contre le but. « S'il vous advient de laisser quelque chose de ce que je vous ordonne, ne vous mettez point en scrupule ; car voici la règle de notre obéissance écrite en grosses lettres :
Il faut tout faire par amour et rien par force.
Il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance.
« Je vous laisse l'esprit de liberté, non pas celui du monde qui chasse l'obéissance, car c'est la liberté de