SOURCES DE ST-HONORE
D'après les auteurs, il existe à St-Honoré cinq sources, donnant de 930 à 980 mètres cubes d'eau par 24 heures :
La source de la Crevasse,
— de Y Acacia,
— des Romains,
— de la Marquise,
— de la Grotte.
La source de la Grotte n'est qu'un simple filet d'eau sulfureuse qui n'a point été capté d'une manière suffisante et qui du reste n'a jamais été utilisé.
Celle de la Crevasse et celle de l'Acacia, placées l'une près de l'autre, paraissent avoir une origine commune et une composition identique. Leur température est la même. Elles contiennent une quantité considérable d'hydrogène sulfuré.
L'eau de la source des Romains et de la Marquise est fournie par cinq puits situés sous
1 établissement lui-même et placés quatre sur la même ligne à cinq mètres environ de distance l'un de l'autre. Le cinquième, celui de la Marquise est creusé à quelques mètres en avant.
Tous ces puits communiquent ensemble , au point que lors des travaux de construction de l'établissement actuel on put les vider tous en plaçant une pompe dans l'un d'eux.
L'eau de ces différents puits a la même température, l'analyse qualitative paraît absolument la même au point de vue des principes sulfureux et l'on y trouve une légère odeur d'acide sulfhydrique.
Les Puits Romains, qui existent encore aujourd'hui tels qu'ils ont été découverts , expliquent assez le nom donné à cette source, et si l'un d'eux a été nommé puits de la Marquise, c'est parce que avant la création de l'établissement il était destiné au service de madame la marquise d'Espeuilles.
En laissant de côté l'eau de la Grotte, nous n'aurons donc à nous occuper que de deux sources : la Crevasse placée à huit mètres environ de l'établissement et la source des Romains ou de la Marquise placée sous les salles d'inhalation elles-mêmes.
La première fortement chargée, je le répète, d'hydrogène sulfuré ayant une température de 26° centigrades.
La deuxième donnant une faible odeur d'hydrogène sulfuré et ayant une température de 31° centigrades.
Ce sont ces deux sources réunies qui donnent l'énorme quantité d'eau que l'on a comparée avec raison à une rivière sulfureuse.