Acide sulfhydrique indéterminé
La troisième est de Boulanger et datée de 1838=
Boulange». 1838.
i sulffaydriqiie.
Acides carbonique.
' azoté.
S de potasse 0,061 i
de chaux 0,0028
( de magnésie 0,002
Sulfate de soude. 0,002
Chlorure de sodium 0,2555
Oxyde de fer 0.0001
Silice 0,0522
Barégine 0,0025
En 1851, M. le marquis Th. d'EspeuilIes avant de créer l'établissement actuel de Saint-Honoré, désira qu'une nouvelle analyse des eaux fût exécutée aux sources mêmes, et il confia le soin de ce travail à M. Ossian Henry, membre de l'Académie et chef de ses travaux chimiques.
Voici quel en fut le résultat :
Eau de Saini-Honoré 1,000 grammes. (1 litre).
Acide sulfhydrîque libre 0,70
Acide carbonique libre 1/9 du volume
Azote
, indéterminés.
1 races d oxygène.
A Reporter 0,70
Si
Report 0,70
Bicarbonates de chaux )
— de magnésie )
— de soude et de potasse . . . 0,0i0
Silicate de potasse i
— de soude )
— d'alumine 0,023
Sulfure alcalin 0,003
Sulfates anhydres de soude 0,132
— de chaux 0.032
Chlorure de sodium 0,300
■ — de potassium évalué 0,0"5
Bromure traces
Jodure alcalin )
.... . traces.
Litlune )
Oxyde de fer, matière organique 0,007
Magnésie indices.
Matière organique i . , ,
, . , indéterminé.
— glainne rudimentaiie )
Comme on le voit, le savant chimiste indique Og 70 d'hydrogène sulfuré.
Suivant le Dr Allard, M. 0. Henry n'aurait pu analyser que la source de la Marquise, la moins riche en hydrogène sulfuré, ses études ayant précédé les travaux de captage exécutés par M. Jules François , après lesquels l'eau de la Crevasse donna au sulfhydromètre 3°,6 dans les
expériences que firent MM. Métier, François et Al lard, en novembre 1857.
M. G. Henry dans son analyse n'avait constaté ([ue l°.8pour 1000 grammes d'eau de St-Honoré.
Un fait reste acquis, c'est que la Crevasse dégage beaucoup plus d'hydrogène sulfuré que la source des Romains.
Cette inégalité de puissance entre les deux sources est un bienfait pour notre station thermale. Bon nombre de malades chez lesquels la première produit une excitation trop vive, peuvent facilement être amenés à s'en servir après quelques jours de traitement par la seconde.
Conferves des sources. — Quand on visite les puits de St-Honoré ou tout simplement la conduite qui entraîne les eaux au-dehors , on remarque de nombreux filaments blancs, ressemblant assez à de la charpie très-fine, et suivant les ondulations du liquide au milieu duquel ils sont en suspension.
C'est cette conferve signalée pour la première fois par M. Fontan et découverte dans les eaux des Pyrénées, qu'il a nommée sulfuraire.
On rencontre encore dans les conduits une autre substance qui est gélatiniforme, difficile à
recueillir parce que à l'approche de la main elle se divise en nombreux flocons ; et qui, d'après M. Henry, est tout à fait analogue à celle qu'on a nommée gtairine dans les eaux sulfureuses alcalines thermales.
Cette gtairine ou barégine est regardée par M. Lambron comme le détritus de la sulfuraire.
D'autres conferves naissent surtout dans les conduits extérieurs, à l'air libre, elles sont vertes et appartiennent, d'après M. Henry, aux genres Nostocks , Tremelles , Zygnema , etc. On les emploie comme cataplasmes résolutifs, et à ce titre elles jouissent d'une grande réputation dans le pays. C'est très-certainement à une notable quantité d'iode qu'elles contiennent qu'il faut attribuer cette propriété.
Au nord-ouest de l'établissement, dans un bassin où passent les eaux réunies de Saint- Honoré, on peut voir une quantité considérable de ces conferves vertes qui se multiplient avec une très-grande rapidité.
Au milieu d'elles, nagent des poissons venus des étangs inférieurs et qui présentent bientôt cette curieuse particularité qu'ils semblent tous atteints d'exophthalmie ou sortie de l'œil hors de la cavité orbitaire.
D'après ce que nous venons dédire, on remarquera une certaine analogie entre les eaux de St-Honoré et celles des Pyrénées, analogie que le tableau suivant rendra plus palpable encore.