‹ St. Jean-Baptiste de la SalleChapitre 3 sur 38 · VI · texte numérisé non relu

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puis les moyens employés pour rétablir et en étendre indéfiniment le rayon.

L'œuvre d'abord : saint Jean-Baptiste de La Salle a vu tout ce qui devait être tenté, tout ce qui est aujourd'hui réalisé pour l'éducation et l'instruction des jeunes gens : écoles proprement dites, primaires et secondaires, patronages, cours d'adultes, écoles du dimanche. Le premier, il a conçu cet ensemble d'œuvres ; le premier, il a mis à exécution ces conceptions diverses. D'autres, et, parmi eux, des adversaires de son esprit, les ont reprises après une longue éclipse ; ils ont eu la loyauté de déclarer que c'est à lui que la France est redevable de ces institutions auxquelles les générations contemporaines attachent tant de prix : « Que si ces « premières fondations n'avaient pas été interrompues, « on aurait avancé d'un siècle l'organisation de ce qui se « fait maintenant pour l'instruction de la jeunesse. » (Duruy.) Fondateur, et avec quel labeur ! d'un Institut qui devait conserver sa pensée et réaliser ses saints désirs, Jean-Baptiste est encore, en toute vérité, le fondateur de tous les Instituts qui, dans ce siècle principalement, se sont formés sur le modèle de celui des Frères des Écoles chrétiennes : car tous se proposent le même but, suivent les mêmes méthodes, ont adopté pour leurs membres le même genre de vie.

L'œuvre est donc immense : quels moyens l'ouvrier at-il employés? A-t-il réuni des congrès? A-t-il créé un organe, un bulletin spécial ? A-t-il expédié des circulaires ? Non, on le sait assez. Qu'a-t-il donc fait ? 11 a été un saint, un saint dans toute l'acception de ce mot sublime, c'est-à-dire un chrétien humble, mortifié, pénitent, obéissant. La vie de Jean-Baptiste de La Salle a été empreinte à un degré extraordinaire de ces caractères de la sainteté ; ces vertus, il les a pratiquées à un degré héroïque. L'œuvre de Dieu, il l'a faite avec Dieu.

Grande leçon qu'il ne fut jamais plus nécessaire de

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APPROBATIONS

rappeler qu'en un temps où un certain nombre ambitionne d'accomplir par des moyens naturels l'œuvre surnaturelle et divine. Grande leçon que le livre de M. Alexis Delaire ne prêche point, ne formule nulle part, mais qui, à chacune des pages, vient d'elle-même frapper le lecteur, et qui demeure comme impression dernière et profonde, lorsque la lecture est complètement achevée.

Dans notre pensée, qui voudra parler pertinemment enseignement, éducation, œuvres de jeunesse, devra préalablement avoir lu avec attention cette vie de notre saint. Qu'il veuille bien recevoir le même conseil, celui qui veut consacrer son activité à ce qu'on appelle d'un mot, le bien, le service de la société.

t LOUIS, Évêque d'Annecy.

LETTRE

de Sa Grandeur Mgr M. -A. Corrigan

ARCHEVÊQUE DE NbW-YoRK

New- York, 4 october 1900.

My dear Sir,

Your Life of Saint Jean-Baptiste de La Salle invites commendation for its agreeable style, concise narration of the trials and successes of a great educator and holy man, as well as for the light it sheds on the history ol popular éducation.

To the véritable « Father » of secondary éducation and of the Normal School, y ou have done justice which, though long denied him by many, must now be accorded him by every scholarly man.

The mission of the sons of Saint Jean-Baptiste de La Salle and of the daughters of Saint Vincent de Paul you set forth clearly ; a mission not alone to the child, but also to the family and to society, especially to-day when a false philosophy is disorganizing domestic and social life. Books like yours do a real service to the cause of Christian éducation, and should, therefore, be widely read.

I am, my dear Sir, Very faithfully yours.

t MICHAEL AUGUSTINE, Archbishof of New-York.

LETTRE

de Sa Grandeur Mgr M. -A. Corrigan

ARCHEVÊQUE DE NeW-YoRK

New-York, r k octobre 1900.

Cher Monsieur,

Votre vie de saint Jean-Baptiste de La Salle se recommande autant par l'agrément du style et par l'intérêt du récit consacré à retracer les épreuves et les œuvres d'un grand éducateur qui était un homme très saint, — que par la lumière que ce livre projette sur l'histoire de l'enseignement populaire.

Au véritable « père » de l'enseignement secondaire et de l'école normale, vous rendez une justice qui lui a été longtemps refusée, mais que lui accordent aujourd'hui tous ceux qui connaissent les questions scolaires et pédagogiques.

Vous montrez avec clarté la mission des fils de saint Jean-Baptiste de La Salle et des filles de saint Vincent de Paul : mission nécessaire, non seulement à l'égard des enfants, mais aussi pour la famille et pour la société, spécialement à une époque où une fausse philosophie désorganise la vie domestique et les rapports sociaux. Des écrits comme le vôtre sont éminemment utiles à la cause de l'éducation chrétienne, et doivent par conséquent être très largement répandus.

Je suis, cher Monsieur, très sincèrement vôtre."

f MICHEL AUGUSTIN, Archevêque de New-York.

LETTRE

de Sa Grandeur Mgr J.-M., Émàrd

ÉVEQUE DE VaLLEYFIELD

Salaberry de Valleyfield (Canada), 3o août 1900.

Cher Monsieur,

J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 9 du courant; j'ai pareillement reçu, quelques jours plus tard, le livre que vous avez bien voulu me faire adresser par votre éditeur : « Vie de saint Jean-Baptiste de La Salle ». J'en ai sans retard commencé la lecture; elle est attrayante et édifiante ; malgré que la plupart des faits soient déjà connus par des biographies antérieures, toute- *fois, le point de vue spécial où vous vous êtes placé donne une grande actualité à votre livre, et tous ceux qui le liront et qui s'intéressent aux œuvres sociales et spécialement à l'éducation, trouveront dans ces pages de quoi nourrir et fortifier leur esprit et leur cœur. Je vais faire publier, dans notre Revue de Valleyfield, une étude sur votre ouvrage, que je recommanderai notamment à nos prêtres.

Je suis bien véritablement, cher Monsieur, votre tout dévoué serviteur.

f JOSEPH MÉDARD, Évèque de Valleyfield.

rRÈFACE

Le siècle finissant, enfiévré de travail et assoiffé de richesses, ressemble à une énorme usine dont l'activité est dévorante et le tapage assourdissant. Ceux qui n'en sont point étourdis aiment à échapper un instant à son tourbillon pour regarder passer la vie et réveiller les échos endormis d'autrefois. Feuilleter, par exemple, tant de mémoires attachants du grand siècle, n'est-ce pas en interroger les témoins et leur faire redire ce qui a rempli leur esprit et leur cœur, ce qui a usé leur volonté et leur force ? Qui n'a lu et relu Mme de Sévigné, et toujours avec un charme exquis ? Quoi de plus captivant que les peintures de Saint-Simon, avec ses croquis d'un si vigoureux crayon et ses a instantanés » de Versailles ou de Marly ? Et pourtant que reste-t-il de tout ce qui les passionna ! La comédie humaine provoque toujours l'émotion ou le rire, parce qu'en tout elle met en jeu les mêmes

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