‹ St. Jean Chrysostome et l'impératrice EudoxieChapitre 13 sur 93 · Hanc illi gratiam referens... Ibid · texte numérisé non relu

Hanc illi gratiam referens... Ibid

4. Quœ cum didicisset Ambrosius, scripsit Nectario cpiscopoCon-

C'est à un tel homme que Chrysostome vint s'attaquer à son tour. Vainement Gérontius voulut prendre vis-à-vis de lui l'attitude qui avait fait reculer Nectaire. Chrysostome, aussi décidé que son prédécesseur avait été méticuleux et hésitant, déposa le métropolitain de Nicomédie et le remplaça sur-le-champ par le philosophe Pansophius, ancien précepteur de l'impératrice, devenu depuis lors prêtre, puis évoque de Pisidie^ Toutefois cette exécution ne fut pas du goût des Nicomédiens; leur évéque leur convenait, ils crièrent à la tyrannie. On les vit même faire des processions en chantant des litanies, comme dans les temps de peste, de famine, de sécheresse, en un motde grande calamité puhlique, pour demander à Dieu le retour de Gérontius^ L'opposition alla si loin, que ceux d'entre les Nicomédiens qui habitaient Conslantinople firent les mêmes démonstrations dans la ville impéjiale et presque sous les murs du palais d'Arcadius : c'était une protestation solennelle contre l'ingérence de Chrysostome dans les diocèses étrangers.

Tout cela avait passé comme une tempête qui ébranlait jusqu'aux Églises que son souffle n'avait point touchées. Une longue agitation suivit celte expédition, courageuse sans doute et inspirée par un zèle dévorant

stantinopolitano,iitGerontiosacerdotiumadimcret... VeruniISectarius... numquani tanien obtiiiere potuit... Sozom., viii, 0.

1. Joliannes vero cuin illuin deposuisset, ejus loco Paiisopliium ordinavit: liic uxon?Arcadii imperatoiis paedagogus fuerat. Id. 1. c.

2. Nec secus ac si terrœ motu aul siccitate aut alla quapiam calamitate invecta, per plateas civitalis suie et Constantinopolis circumeuntes, Deo supplicabant ut illum episcopum liaberent. Sozom., eod. loc.

du bien, mais trop précipitée pour produire des fruits durables, et d'ailleurs, il faut bien le dire, faite en dehors des règles consacrées. L'évêque de Rome, dont les empiétements sur les juridictions particulières des Églises indignaient si fort les Orientaux, n'avait jamais rien exécuté de pareil à celte campagne de Cbrysostome. On put se demander si, devant l'évêque de la nouvelle Rome comme en face de celui de l'ancienne, il y aurait encore un peu de sauvegarde pour les autres, de liberté pour les clergés, de droit d'élection pour les villes, dès que les décrets canoniques concernant les dépositions et les ordinations épiscopales pouvaient être ainsi mis sous les piedsau gré d'un homme, dès que la discipline des Églises n'appartenait plus aux clergés et aux synodes provinciaux; l'empereur enfin put se demander si le droit du souverain dans la convocation des con-ciles et l'approbation des évoques était aboli. Il n'y avait pas eu d'autre souverain, d'autre juge disciplinaire, d'autre électeur pour un tiers des Églises orientales que Cbrysostome assisté de cette cour synodale composée par lui-même. De pareils procédés avaient déjà été employés par lui vis-à-vis des Églises de ïhrace. C'était l'omnipotence ecclésiastique dans l'empire. Quelque louables que soient les intentions d'un homme, quelle que soit la bonté des mesures qu'il prend sut lui d'exécuter, on ne fait jamais le bien tout seul, et pour qu'il soit accepté et fécond, il faut que tout le monde approuve les formes suivant lesquelles il s'accomplit. C'est ce qu'on ne tarda pas à reconnaître dans la circonstance présente.

L'année n'était pas encore écoulée que le justicier

se voyait jugé à son tour et condamné par un concile.

l» Pour être sorti de sa juridiction, avoir envahi des Églises étrangères et y avoir ordonné des évoques^

2o Pour avoir déposé des ecclésiastiques sans les entendre;

30 Pour avoir, sans l'assistance du synode local et sans consulter le clergé des Églises, fait des ordinations désapprouvées par lui;

k° Pour avoir (à son insu sans doute et par trop de précipitation) ordonné évêques des esclaves non encore afTranchis et de plus entachés de crimes ;

5o Pour avoir été tout à la fois accusateur, témoin et juge dans le procès de plusieurs ecclésiastiques, entre autres dans celui de Proérèse, évêque de Lycie;

60 Pour avoir ordonné, en violation des canons, plusieurs évêques en masse et quatre d'une seule fois-.

Ces faits se reliaient en majeure partie aux affaires de l'Asie; les évêques déposés, Gérontius en tête, se portaient ses accusateurs , tandis que les nouveaux nommés, chassés par les clergés locaux et les villes, étaient déposés à leur tour comme usurpateurs des sièges d'autrui.

1. Quod invadit aliénas parocliias et episcopos ordiiiat. Act.synod. ad Querc. apud Phot. et in Baron., 403, xix.

2. Tous ces griefs furent admis dans le concile du Chéno, ainsi qu'on le verra plus bas.

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Ce voyage ne fut pas moins funeste à Chrysostome dans l'intérieur de sa propre Église. En vain Sérapion lui ccrivait-il lettre sur lettre, l'avertissant que Sévérien le trahissait et que sa présence devenait de jour en jour plus nécessaire pour sauver lui-même et son troupeau. Entraîné par le travail de réforme qu'il avait à cœur d'achever, il venait de passer trois lïiois et demi hors de Constantinople quand il atteignit le Bosphore à Chalcédoine.

Voici ce qui était arrivé dans l'intervalle et ce qui excitait à juste titre l'appréhension de ses amis.

J'ai dit plus haut comment, sur son départ, l'archevêque avait confié le soin de son Église à son compatriote Sévérien, évêque de Cabales. Assez renommé sur les bords de l'Oronte pour sa facilité de parole, quoiqu'il eût d'une façon très-marquée, en prononçant le grec, l'àpre et dur accent de son pays S ce prélat syrien était venu se faire juger dans la ville impériale, curieux d'en rapporter la double moisson d'argent et de gloire qui était le but de ces prédicateurs ambulants. Depuis que la fortune extraordinaire de Jean d'Anlioche avait mis la Syrie à la mode, cette vaniteuse province ne contenait plus ses prétentions ; elle tenait à montrer au reste de l'Orient que

1. Severianus aspeiitatem Syronim in loquendo retincbat. Sozoni., VIII, 10. — Severianus... graca minus distincte pronuntiabat. Socr., VI, 11.

Chrysostome n'élait pas le seul homme dont elle pût se vanler, et qu'à son défaut l'école de Libanius saurait encore donner à la ville de Constantin des orateurs et des évéques. Une rivalité jalouse s'était donc mise parmi les Syriens, qui se piquaient d'éloquence chrétienne; ils n'arrivaient pas à Gonstantinople sans une arrièrepensée d'éclipser l'archevêque. Quelque temps avant l'époque dont nous nous occupons, un certain Antiochus y avait fait applaudir sa belle prestance, sa voix pleine et sonore, et aussi une abondance de périodes fleuries dans lesquelles il ne fallait pas trop chercher des idées, mais qui était encore de l'éloquence pour des oreilles habituées au cliquetis de mots des rhéteurs. Aussi Antiochus était-il retourné en Syrie chargé de richesses, et le peuple, dans son enthousiasme, l'avaitil gratifié du même titre que Jean d'Antioche luimême, celui de Chrysostome ou bouche d'or ^. Son exemple piqua d'honneur l'évêque de Cabales, qui voulut à son tour débuter dans la grande métropole d'Orient, et le fit sous le patronage de l'archevêque. C'était un homme plus sérieux que l'autre, plus savant dans les Écritures, plus logique et merveilleusement fait pour l'exégèse, quoiqu'il n'eût pas l'abondance oratoire d'Antiochus, et que le dur accent guttural dont j'ai parlé gâtât parfois les meilleures choses dans

1. Et Antiochus quidem cum prior Ptolemaïde venisset Constantinopolim, et in ecclesiis urbis regiœ summa cum diligentia aliquandiu docuisset, eaque ex re magnain vini pecuniis collegisset, ad ecclesiam suamredierat...Socr., vi, 11, — Verum Antiochus quidem expedite admodum et sonora voce loquebatur : ita ut a noniiullis diceretur Chrysostomus. Sozom., viii, 10.

sa bouche. En retour du service qu'il recevait de l'archevêque, il aflectait pour lui une admiration et un dévouement sans mesure. En réalité pourtant Sévérien n'était qu'un ambitieux corruptible et un rival jaloux.

11 ne fut pas difficile aux adversaires de Chrysostome de circonvenir un tel homme. Le mot d'ordre partit de la cour. On alla l'entendre, on l'applaudit', on le proclama supérieur à l'archevêque, et les courtisans admirèrent sans doute jusqu'aux grâces de sa prononciation syrienne, dont ils eussent fait autrement un objet de risée. Le but était de l'opposer à son ami, dont on lui fit entrevoir la déposition et la succession prochaine, s'il travaillait à le renverser. L'impératrice voulut le connaître, l'empereur le reçut fréquemment à sa table, Eugraphie surtout l'accapara et fit de lui la cheville ouvrière de ses intrigues. Il lui advint même à cette époque un honneur insigne qui semblait le prédestiner à la haute fortune qu'il rêvait. Augusta étant accouchée au mois de février ZtOl de son quatrième enfant, qui fut Thoédose II, au lieu d'attendre pour lui faire administrer le baptême le retour de l'archevêque (pareil retard n'ayant rien que de trèsordinaire dans la primitive Église), elle précipita au contraire la cérémonie afin que le nouveau-né reçût l'eau sainte des mains de Sévérien. Or on sait que l'accomplissement de cet acte sacramentel conférait au prêtre sur le néophyte initié par lui à la foi un droit de

i. Sœpeiii ecclesiaconcioiiatus,magnani sui admirationcm excitavit. Sozom., VIII, H.

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paternité spirituelle et un lien religieux qui durait toute la vie. Sévërien ne fut plus dès lors un évêque étranger en passage à Constantinople, ce fut un prélat attaché à la cour, et un successeur désigné à l'évêché de la métropole impériale '.

Un hasard fâcheux ayant amené sur ces entrefaites Antiochus à Constantinople, Sévérien le conduisit près d'Eugraphie, qui l'enrôla dans sa faction, puis les deux évêques en recrutèrent un troisième, porteur d'un nom connu et respecté dans la chrétienté orientale. Il se nommait Acacius et occupait le siège épiscopal de Bérée. Les dernières années de sa longue vie (il avait alors plus de quatre-vingts ans) avaient été employées à aimer et à glorifier Chrysostome : c'est môme lui qu'on avait délégué à Rome comme un ami sûr et déclaré du nouvel élu, pour remettre au pape Siricius le décret de sa nomination et négocier entre l'Occident et l'Orient la communion des deux Églises et des deux évêques. Attiré depuis lors à Constantinople par on ne sait quelle affaire, Acacius se piqua d'un procédé fort innocent de l'archevêque, son ami. Celui-ci voulut l'avoir à demeure dans son palais épiscopal el l'y logea, de la même façon qu'il se logeait lui-même, c'està-dire dans un appartement fort simple et fort rustiquement meublé. Le vieil évêque, qui s'attendait à tout autre chose chez le premier prélat du monde oriental, s'imagina qu'on le traitait ainsi par mépris, ou plutôt la malveillance le lui insinua, et comme l'âge avait

1. Severianum qui illum e sacro fonte suscepit. Ad. Cliron. — Consulter sur certaines difficultés historiques relatives à ce baptCme •Tilleni., Mém. eccl., t. XI, p. 58.

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grandement affaibli son esprit, il s'irrita outre mesure contre son hôte K « S'il me dédaigne, osa-t-il dire, je le lui rendrai bien, et je lui assaisonne un bouillon qu'il ne boira pas volontiers ^ » Il s'affilia au conciliabule d'Eugraphie.

Tels étaient les graves événements qui précédèrent le retour de Chrysostome. En abordant au port de Constantinople, l'archevêque fut reçu par un peuple immense qui encombrait le quai et les rues voisines, ébranlant l'air de ses cris de bienvenue. Il gagna l'évêché sous l'escorte de ces masses fidèles ou plutôt enlevé sur leurs bras. Arrivé à la porte de sa demeure, il les congédia, remettant au lendemain, à cause de sa grande fatigue, les remercîments qu'il voulait leur adresser, et il leur donna rendez-vous dans sa basilique. Le lendemain, comme on le pense bien, l'assistance se trouva au complet. Chrysostome parla, et nous avons encore son discours, discours plein d'ardeur et d'onction, où respire la joie du prêtre qui revoit son église, qui remet le pied dans la patrie de son cœur, qui retrouve au retour son fidèle troupeau tel qu'il l'avait laissé au départ; mais il ne dissimule rien. Loin de jeter un voile sur ce qui s'est passé en son absence, sur les noires trahisons de gens qu'il ne

1. Contigit autem ut id temporis Acacius opiscopus Berese qui advenerat Constantinopolim, haudquaquam bonum hospitium nancisceretur, ut dicebat, et ob hoc mœrens, ira intumescebat, Pallad., dial., p. 20.

2. Quasi neglectus a Joanne, cogitationibus immoderatis victus, absurdum sermonem ex abuudantia cordis effert, dignum sua mente, prscsentibus Joannis quibusdam clericis dicens : « Ego ipsi ollam condio. » Pallad., ibid.

nomme pas, il part de là pour remercier ce peuple qui s'est refusé à leurs provocations coupables. « Je vous rends grâce, dit-il à la foule qui se pressait sous la cliaire, je vous rends grûce de m'avoir montré, en dépitdes tentationsdont vous étiez assiégés, une fidélité h l'épreuve de tout^ Vous avez été la chaste épouse qui ferme l'oreille aux propos adultères pendant l'éloignement de l'époux; vous avez été le chien vigilant qui garde le troupeau en l'absence du berger; vous avez été les nautoniers qui conduisent le vaisseau déserté par le pilote; les soldats qui, privés de général, ne laissent pas de remporter la victoire ^ »

C'est là le fond du discours, l'allusibn y est palpitante; l'évoque ofl'ensé veut qu'on sache qu'il connaît et juge Sévérien, qu'il connaît aussi les menées de la cour, mais qu'aucune crainte ne trouble son âme visà-vis de son ingrat ami. Ses paroles, en le relevant de ses pouvoirs, furent marquées au coin d'une juste rigueur. Il lui reprocha sa vie mondaine, ses fréquentations au palais impérial et les festins après lesquels il semblait courir par opposition aux habitudes austères dont lui-môme, Chrysostome, avait fait la règle de son évèché. « Antiochus et toi, lui dit-il, vous menez la vie de parasites et de flatteurs; vous êtes devenus la fable de la ville, et c'est vous que la comédie joue sur les

1. Ideoque et si ampliori tempore demoratiis sum foras, non me pœnitet quia confidebam de vestrae caritatis affectu, et integritate fidei. Chrys., Orat. post redit, ex Asia.

'2. Nam quid incassum dicebam quoniam casta uxor absente viro repcllit adulteros, absente pastore canis abigit lupos, sine gubernatore naiitse salvaverant navem, sine duce milites victoriam reportaverunt. Chrys., ibid.

théâtres. » Quelques jours après, choisissant pour texte de son sermon un verset du Hvre des Rois, il s'écriait du haut de la chaire : « Rassemhlez autour de moi ces prêtres du déshonneur qui mangent à la table de Jézabel, afin que je leur dise, comme autrefois Élie: Jusqu'à quand clocherez-vous des deux pieds? Si Baal est dieu, marchez derrière lui; si la table de Jézabel est aussi un dieu, mangez-y, mangez-y jusqu'au vomissements » Ces paroles causèrent une violente rumeur au palais. Une aventure qui troubla Constantinople pendant quelques jours fournit matière à de nouvelles déclamations contre lui. Ceci regardait les ariens et leurs coreligionnaires et patrons les généraux barbares, hauts fonctionnaires à la cour ou dans l'armée. On sait que Constantinople, sous le gouvernement de Valens, avait été livrée à un arianisme exclusif et persécuteur. La réaction se fit sentir avec ïhéodose, et ce prince, aussi catholique que son prédécesseur avait été arien, en relevantle culte orthodoxe, relégua les églises dissidentes dans les faubourgs de la ville, en dehors des murs-. Les ariens depuis lors n'avaient point cessé de protester contre une exclusion qui les blessait : Théodose s'était montré inflexible. Ils espérèrent avoir meilleur marché du faible et timide Arcadius, grâce à l'influence barbare prépondérante dans ses armées et à sa cour. De-

1. Congrogate ad me saccrdotes dcdecoris qui comedunt mensam Jczabel, ut dicam eis, sicut dixk Elias : « Usquequo claudicatis in duas partes? Si Baal est Dous, ambulate post ipsuni; si autem Jezabel quoque mensa ipsa est Deus, comedentes, evomite. » Reg. m, 18.

2. Cuni ariani,quibus régnante Theodosio ademptaj fuerantecclesiae Constantinopoli , extra urbis niœnia conventus agercnt .. Sozoni., vin, 8.

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pais qu'en l'année 376' l'empereur Valens avait forcé le peuple des Gotlis, dans la personne de son évêque, Ulfila, à signer le formulaire d'Arius, sous peine de se voir fermer l'accès de l'empire et d'être exterminé par les Huns, ce peuple, devenu hôte des Romains, avait pris son arianisme au sérieux, et le jour où l'empire d'Orient, retournant au drapeau de ses pères, embrassa de nouveau la foi catholique, les Goths refusèrent de le suivre dans son évolution'. Ils restèrent ariens, ariens fanatiques, en relation fraternelle avec leurs coreligionnaires romains, et l'arianisme commença dès lors à devenir sous leurs auspices le christianisme des barbares, par opposition au catholicisme, christianisme légal des Romains.

La question, comme on voit, était déUcate, et plus d'une fois Arcadius fut sur le point de céder. Tout récemment le terrible Gainas, qui tenait sous sa main l'empereur et l'empire, avait obtenu du fils de Théodose la concession d'une église urbaine : « car, disait-il, il ne convenait pas à la dignité d'un général romain tel que lui d'aller chercher son Dieu hors des murs -. » H fallut que Chrysostome intervînt, et par la vigueur de son courage se rendit maître à la fois de Gainas et de l'empereur; la concession fut retirée. Les ariens ne se tinrent pas pour battus, et en effet, malgré la disparition de Gainas, ils comptaient encore de solides appuis au palais. A défaut donc d'éghse intérieure, ils

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