IV PRÉFACE
flammes qui dévorent sa basilique et tout un quartier de sa ville épiscopale.
De gracieuses figures de femmes chrétiennes, vierges ou matrones, traversent ces scènes de luttes ardentes et de persécutions; on les rencontre dans les aventures de Ghrysostome comme Eustochium et Paula dans celles du solitaire de Bethléem. Héroïques dans le danger, à l'égal des hommes, elles se montrent plus qu'eux fidèles au malheur. Nous apprenons par leur présence auprès de Ghrysostome dans quelle classe de la société se recrutaient d'ordinaire les diaconesses des grandes Églises, cette sorte de clergé féminin mentionné si fréquemment dans l'histoire de la chrétienté primitive.
Comme une ombre à ce tableau, Ghrysostome, semblable en cela à Jérôme, nous peint sous les plus vives couleurs le désordre des sœurs agapètes ou femmes sous-introduiles . qu'il tente, mais vainement, d'extirper de son Église.
Au moyen de ces deux esquisses sur ces grands hommes, nous espérons avoir donné à nos lecteurs une idée de la société chrétienne au v® siècle , soit en Orient, soit en Occident.
Paris, le 15 avril 1872.
JEAN GIIRYSOSTOME
ET