‹ St. Jean Chrysostome et l'impératrice EudoxieChapitre 45 sur 93 · Pallad., (liai., p. 30 et seq · texte numérisé non relu

Pallad., (liai., p. 30 et seq

iU JEAN CHRYSOSTOMH

qu'un synode hérétique ^ On soupçonnait même les actes, dont la copie était produite par Théophile, d'avoir été falsifiés ^ On se disputait, on s'opposait des démentis, on se perdait en subtilités, et le temps s'écoulait sans qu'on décidât rien. Le nom d'Athanase, si vénéré dans tout le monde chrétien, n'était pourtant pas sans produire quelque effet sur ceux des évêques qui n'étaient forts ni en théologie ni en histoire. De l'enceinte du concile, la discussion avait passé dans la ville et dans le palais impérial; on ne s'abordait plus sans se demander : « Le concile d'Antioche était-il arien, était-il catholique?» L'empereur lui-même prit part à la dispute, et, quoique autour de lui et de l'impératrice surtout un concile qui servait d'arme poui' accabler Chrysostorae dût être catholique au premier chef,Arcadius montrait des perplexités qui inquiétèrent les évêques de la cour.

Pour le raffermir dans leur opinion, Sévérien et ses amis lui proposèrent alors de trancher par luimême la difficulté en convoquant dans son cabinet dix évêques de chaque côté de l'assemblée, lesquels discuteraient en sa présence ^ Ils espéraient bien tourner la conférence à leur profit, soit en intimidant leurs adversaires par le voisinage d'une cour hostile, soit en enveloppant dans leurs pièges habituels un prince fort

1. Aliis quidem contendentibus orthodoxorum eos canones esse, aliis autem Arianorum esse demonstrantibus. Pallad., dial., p. 32.

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