‹ St Léon le GrandChapitre 113 sur 123 · Epist. CLXIX · texte numérisé non relu

Epist. CLXIX

3. Liberatus, Breviarium. c. xvi ; « Postquam ergo imperator Zenon reversus est ad imperium, Timotheus Aelurus metuens zelum quem habebat circum Chalcedonense concilium... ab humana vita, hausto veneno, solutus est. Dicunt

Selon les désirs du pape, l'empereur Léon chargea le gouverneur Stilas de faire élire par le clergé et par le peuple d'Alexandrie un nouvel évêque, qui fût digne de succéder à saint Protérius tant par l'orthodoxie de sa foi que par la dignité de sa vie. Le choix de tous se porta sur un autre Timothée, surnommé Solophaciole, ou en grec Leucos, c'est-à-dire le Blanc, qui fut ordonné par Théophile et neuf autres évêques, vers le mois de juillet de l'année 460. C'était un ancien solitaire du monastère de Canope^, très digne de l'épiscopat, connu et aimé de tous pour sa grande bonté.

Son élection fut une cause de joie et de soulagement général. Il s'empressa de l'annoncer au souverain pontife, ainsi que les dix évêques qui l'avaient ordonné, ainsi que tout le clergé d'Alexandrie. Nous avons encore les trois réponses que saint Léon fit à ces trois épîtres, et ce sont les dernières lettres que nous possédions de lui-. Elles sont du 18 août. Elles contiennent de salutaires conseils, de fortes et sages recommandations pour l'avenir, mais ce sont aussi des hymnes d'action de grâces. Parvenu au terme d'une longue carrière, d'une vie consacrée tout entière à l'accomplissement courageux et désintéressé des devoirs les plus grands, les plus beaux et les plus difficiles, le saint pontife semble s'écrier à son tour, comme autrefois le vieillard Siméon : « Seigneur, congédiez maintenant votre serviteur : il a vu enfin la paix rendue à votre EgHse. »

vero sequaces ejus praescisse eum diem mortissuae-, el re veia, quia se veneno parabat interficere, sciebat. »

1. C'est à Canope qu'il se réfugia plus tard, lorsque Basilisque eut rendu à Élure le siège d'Alexandrie.

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