Saint Léon ^ CLXXIII
3. Sur les reliques de Wûrtzbourg et de Pe'rigueux, voy. aussi Quesnel, ibid.^ col. 602.
/(. Il avait, dit-on, fait construire une e'glise célèbre de'diée au pape saint Corneille, près du cimetière de Saint-Calixte, et fait faire une voûte à Saint-Jean de Latran. Il avait fait rebâtir celle où reposait le corps de saint Laurent, ainsi que celle de Saint-Paul, qui avait e'ié endommage'e par la foudre. Dans cette
intérêt à l'ordre des cérémonies, en particulier à la liturgie; et l'on croit qu'il est l'auteur de plusieurs des prières que les prêtres, aujourd'hui encore, récitent tous les jours à la messe K
Ses successeurs furent dignes de lui. Le premier fut Hilaire, ce courageux diacre que nous avons vu, au conciliabule d'Ephèse , lutter vaillamment, au
dernière, il avait fait représenter Notre-Seigneur entouré des vingt-fjuatre vieillards de TApocalypse ; et l'on voit encore à Saint-Paul hors les murs une antique mosaïque qui répond à cette description, et dont le style et les inscriptions montrent bien, malgré les restaurations, qu'elle remonte au pontificat de Léon I^"", (Voy. Eléments d'archéologie chrétienne, par H. Marucchi. t. III (1902), pp. iSS-iSg^ la mosaïque est représentée p. iSg.) Saint Léon avait encore embelli la voûte de Téglise de Saint-Pierre et fait élever devant celle de Saint-Paul une fontaine où les fidèles pouvaient se laver les mains avant d'entrer. (Voy. Anastase, c. xlvh; Baronius, ann. 461 ; Tillemont, Saint-Léon^ CLXXIII." Pour l'antique statue de saint Pierre de la basilique Vaticane, que l'on a prétendu, sans fondement, être une statue de Jupiter capitolin transformée par saint Léon, eu reconnaissance de la délivrance de Rome au temps d'Attila, voy. Grisar. t. I. liv. I. p. 4i3.
I. Ainsi, d'après le bréviaire romain, il a ajouté à l'une des prières qui suivent la consécration les mots : Sanctuni sacrificium^ imniaculatam hostiam. qui la terminent aujourd'hui. On croit que le commencement d'une des oraisons qui précèdent la consécration^ Hanc igiiiir oblationcm. etc.^ a été composé par lui. On croit aussi que c'est lui qui a introduit l'usage de dire, vers la fin de la messe : Ite^ missa est^ ou Benedicanius Domino^ avec le répons : Deo gratias. — Le P. Bianchini, de l'Oratoire, a publié sous le nom de saint Léon, en 1735, un sacramentaire très ancien et extrêmement intéressant, tiré d'un manuscrit de la bibliothèque du chapitre de Vérone. Il est bien douteux qu'il soit entièrement de lui, mais il est probable qu'il contient plus d'une oraison de sa composition ; et d'autre part, il suffit de comparer ce sacramentaire avec le missel romain qui est en usage de nos jours, pour s'assurer que plus d'un passage leur est commun. Les Ballerini, entre autres, en ont reproduit le texte, précédé d'une préface, au commencement du tome II de leur édition de saint Léon.