Voy. Ballerini, t. I. coL i
2. Au témoignage de Montanus^ évêque de Tolède. Voy. Areadt. Léo der Grosse, p. 222.
surtout des questions en litige ou des points douteux de leur administration. Quelques-unes de ces lettres nous ont été conservées : aussi bien que les réponses du pape, elles nous font voir très clairement que la primauté du saint siège était alors absolument la même qu'aujourd'hui; qu'elle s'exerçait, alors comme aujourd'hui, avec douceur et fermeté, parlant en dernier ressort, comme une autorité solidement établie par Dieu même, depuis longtemps et pour toujours.
L'église de la province d'Afrique ^, envahie, persécutée et désorganisée par les Vandales ariens, était en proie aux plus lamentables désordres. Des chrétiens échappés à la fureur des barbares arrivaient tous les jours à Rome, et y racontaient non seulement leurs souffrances, mais les abus dont ils étaient constamment témoins, et auxquels un clergé irrégulièrement institué ne prenait que trop de part. Le pape se fit rendre un compte exact de la situation, et il écrivit ensuite ^ (aux environs de l'année 446 probablement) une lettre dans laquelle il donne aux évêques de la province les prescriptions les plus nettes, principalement sur les ordinations et sur les conditions de leur validité. Il insiste sur la grande nécessité d'avoir un clergé digne de son état; «car, dit-il, toute la solidité et le bon ordre de la maison du Seigneur se trouvera en péril, si ce qu'on est en droit d'exiger dans le corps ne se rencontre même pas dans la tête 3 ». Il renouvelle la défense d'ordonner diacres, prêtres ou évêques les hommes qui se sont