I. Epis t. XV
•i. Voy. sur ce mot Tëd. de saint Le'on des Ballerhiij t. 1, col. 710, note 80; t. II, col. 440, note 4.
de cette province. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'on parvint à assembler un concile provincial en Galice; Lucrétius, évêque de Braga, nous apprend que saint Léon adressa même une lettre à ce concile, mais elle est aujourd'hui perdue, comme beaucoup d'autres K
Malgré tout, les priscillianistes étaient encore nombreux, au commencement du vi® siècle, dans les environs de Valence-; mais ils disparurent à peu près complètement à la suite du concile de Braga, tenu contre eux en 56 1. Comme il arrive pour la plupart des hérésies, quelques-unes de leurs erreurs leur survécurent, et reparurent dans la suite sous d'autres noms.
Défendre la société chrétienne contre la contagion des fausses doctrines était, alors plus que jamais, l'un des principaux et des plus urgents devoirs du vicaire de Jésus-Christ; et nous verrons que saint Léon devait avoir bien d'autres luttes à soutenir pour défendre la vérité, ou plutôt pour défendre les âmes qui étaient menacées de la perdre. Cependant le gouvernement même de l'Eglise n'avait peut-être pas moins d'importance dans un temps où l'ignorance, les ambitions personnelles et les troubles de toutes sortes introduisaient partout des abus, souvent peu graves par eux-mêmes, mais capables d'engendrer de fâcheux désordres si l'on négligeait de les réprimer dès leur début. Le consciencieux pontife a l'œil partout. Il reçoit des lettres de nombreux évêques, qui lui rendent compte de l'état de leurs diocèses, et