Defuncto sanctae memoriae Hilario, virum etiam nobis
C'est en 449 ^^^ Ravennius fut appelé à succéder à Hilaire. Il ne tarda pas à se prévaloir des anciennes prérogatives des évêques d'x\rles pour sacrer lui-même l'évêque de Vaison. L'évêque de Vienne s'émut de cette usurpation, et envova à Rome une députation pour se plaindre au pape, tandis que, de leur côté, ceux de la province d'Arles lui demandaient de rendre à Ravennius l'autorité qu'il avait cru bon de retirer à saint Hilaire K Là encore, agissant en juge suprême, Léon fixe h chacun sa part : il laisse à l'évêque de Vienne, outre son siège propre, les évêchés sufFrngants de Valence, de Tarentaise, de Genève et de Grenoble, tandis que l'évêque d'Arles devient le métropolitain de tout le reste ~.
Cependant l'Occident n'était pas seul agité par ces compétitions, ces dissensions et ces désordres de différentes natures. En Orient aussi, il se produisait des abus de pouvoir qui obligeaient le pontife romain à intervenir, et montraient la nécessité absolue d'un pouvoir suprême, universellement reconnu et respecté, sans lequel l'Eglise ne larderait pas a se diviser, et à tomber dans la dépendance des pouvoirs séculiers, toujours avides de l'asservir pour en faire un iiistrument de leur politique. C'est ce qui est arrivé trop souvent aux chrétiens d'Orient depuis qu'ils se sont séparés de leur chef légitime pour tomber sans défense sous la domination de maîtres étrangers, dépourvus de toute mission divine.
probatum fratrem Ravenniiim... unanimiter consecrastis. » [Epist. XL.)
1. Leur requête nous a été' conservée, parmi les lettres de saint Léon, sous le n" LXV.