IgiturLeo diaconuslegatione publica accituset gaudenti
f»a^nae praesentatus... » [Chronicon^ Valentiniano V et Anatoio coss.)
3. « Rerum praesentium nimis iiicerta conditio a tantae urbis populis me abesse non sineret, et in desperationem quandam animi tumultuantium mitterentur, si pro occasione causae ecclesiasticae viderer patriam et sedem apostolicam velle deserere. » {Epis t. XXXI, 4.) — Voy. Quesnel, Dissert, de vita s. Leonis^ dans l'e'd, des Ballerini, pp. 399.
Le P. Quesnel pense qu'il fut baptisé à Rome (ce qui n'a rien d'ailleurs que de très vraisemblable), et par les mains de celui qui fut plus tard le pape saint Zosime^.
Bref, nous ne savons à peu près rien de sa vie jusqu'à l'année 4i8. A cette époque, un acolyte du nom de Léon fut envoyé à Carthage, pour porter à l'évêque Aurélius la condamnation des pélagiens par le pape Zosime. A la lettre du pape était jointe une brève épître de Sixte, prêtre de la sainte église romaine, celui qui devait succéder à Célestin P'' sur le trône pontifical. Saint Augustin parle à plusieurs reprises de cette épître dans les lettres qu'il écrit luimême au prêtre Sixte, et il y nomme, au moins une fois, l'acolyte Léon 2. Tout porte à croire qu'il s'agit bien ici de Léon le Grand : la date de l'ambassade, la confiance dont il jouissait certainement alors et qui est bien prouvée par les missions de même nature qui lui furent confiées dans la suite, enfin sa connaissance profonde des différentes doctrines qui avaient cours de son temps, et du pélagianisme en particulier.
On ne sait en quelle année il fut fait diacre; mais ce fut probablement sous le pontificat de Célestin, pendant lequel il jouissait déjà d'une grande autorité. C'est sous ce pontificat que Cassien écrivit son traité de l'Incarnation, dont Gennade parle en ces termes : « C'est à la prière de Léon, archidiacre de la ville de Rome dont il fut plus tard l'évêque, que Cassien écrivit ses sept livres sur l'Incarnation, pour réfuter
î. Quesnel, Fita s. L., p. 4oo. — Vigilius, Contra Eutychelem, lib. IV.
■i. Saint Augustin, Epist. CXCIetCXCIV.
Nestorius. C'est alors qu'il cessa d'écrire en terminant sa vie, à Marseille, sous le règne de Théodose et de ValentinienL » La préface de cet ouvrage, sous forme d'une épitre adressée à Léon, dit très clairement que ce furent les conseils pressants de celui-ci qui déterminèrent l'auteur à l'entreprendre.
En 43 1, c'est à lui que s'adresse saint Cyrille pour le prier de s'opposer aux projets ambitieux de Juvénal de Jérusalem. Nous trouvons le fait raconté par Léon lui-même dans une lettre à Maxime, évéque d'Antioche, où il s'applique à démontrer par des exemples que tout ce qui est contraire aux canons de Nicée a toujours été jugé inacceptable. {( Au concile d'Ephèse, dit-il 2, qui condamna l'impie Nestorius et sa doctrine, l'évêque Juvénal crut pouvoir parvenir à se faire déclarer patriarche de la Palestine, et voulut appuyer son audace extrême sur des écrits fictifs. Cyrille, évéque d'Alexandrie, de sainte mémoire, indigné à bon droit de ses menées, me fit savoir par une lettre quel était l'objet de son ambition ; et il me pria avec instance de faire en sorte que personne ne prêtât son concours à cette injuste entreprise'^. »
Ensuite, si l'on ne tient pas compte de quelques