Liberatus, Rreviarium^ c. xii
3. Thëophane, C/i/o«o^r. (DansMigne, Patrol. gr.^ t. C VIII, col. 261.)
avoir trop longtemps favorisé Nestorius, qui avait été son ami, ce temps était déjà loin; et personne n'ignorait qu'il n'avait pas hésité à anathématiser lui-même l'hérésiarque, dès qu'il avait reconnu que la chose était nécessaire, et qu'il s'était sincèrement réconcilié avec saint Cyrille, défenseur de la foi catholique. Mais nous avons vu qu'une des tactiques des eutychiens était de faire passer leurs adversaires pour nestoriens. Théodoret fut donc condamné quoique absent, et défense fut faite à qui que ce fût de communiquer avec lui ou de lui donner asile. Il flétrit lui-même, dès qu'il la connut, l'injustice de ses juges en plusieurs passages de ses écrits, pleins d'une vigoureuse éloquence : « Cette assemblée, ditil dans une lettre au patrice Anatolius, était présidée par un homme qui reniait la vérité pour se faire l'esclave d'une puissance éphémère; et il se fit obéir par des gens qui pensaient comme moi, qui avaient la même foi que moi, et qui avaient hautement approuvé ma conduite ^ » 11 écrivit en cette occasion plusieurs autres lettres, dont une au pape lui-même 2, où il sut joindre au profond respect et à la complète soumission qu'il devait au chef de l'Eglise, la fierté légitime d'une conscience droite et d'une intention pure. Il rappelle, dans une sobre énumération, ses longs services, les luttes qu'il a soutenues, souvent au péril de sa vie, l'état prospère des huit cents paroisses qu'il gouverne, où il ne reste plus un hérétique, enfin les ouvrages qu'il a écrits depuis vingt ans, dans lesquels on peut voir s'il a suivi les