‹ St Léon le GrandChapitre 48 sur 123 · Epist. cxin · texte numérisé non relu

Epist. cxin

règles de la foi. Mais il promet de se soumettre docilement au jugement du pape, quel qu'il soit; la seule chose qu'il souhaite ardemment, et qu'il réclame comme un droit, c'est de ne point passer pour hérétique. Saint Léon n'hésita pas à le recevoir dans sa communion, et jugea qu'il devait être rétabli sur son siège. Les démarches qu'il fit auprès de l'empereur eurent beaucoup plus de peine à réussir ; Théodose était toujours gouverné par Chrysaphius, il venait de confirmer par une loi le faux concile d'Ephèse et d'ordonner des peines sévères contre ceux qui n'accepteraient pas ses décisions, et il avait fait brûler publiquement les écrits de Théodoret avec ceux de Porphyre et de Nestorius. Le grand docteur passa donc par de cruels moments, abandonné de tous ceux qui étaient ou hérétiques ou courtisans, c'est-à-dire de presque tout le monde. Mais il demeura inflexible, et ne consentit en aucune façon à adoucir son sort en recherchant l'amitié des puissants ; du fond de son monastère, il ne cessa de protester contre les actes scandaleux du funeste conciliabule, répondant avec fermeté, dans des lettres qui nous ont été conservées, à ceux qui lui conseillaient de se rallier aux puissances du jour, ou du moins de se taire par prudence^.

Les actes syriaques se terminent par une lettre de l'empereur à Dioscore, dans laquelle il le charge d'envoyer aux évèques une circulaire contenant une formule d'adhésion sans réserve aux décisions du concile, que chacun d'eux devait lui renvoyer après l'avoir signée de sa main -,

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