‹ St Léon le GrandChapitre 80 sur 123 · Breviar.^ c. xiii · texte numérisé non relu

Breviar.^ c. xiii

2. Historia ccclesiastica, t, IX (1781), p. 27.3. — Cette affeclalioii constante, de n'attribuer la suprématie de l'e'vêque de Rome qu'à l'importance politique de son siège, a pu favoriser l'ambition des patriarches de Constantinople, qui appelaient leur ville « la nouvelle Rome » pour laisser entendre qu'elle devait avoir en Orient la même importance politique et religieuse que «. Tancienne Rome » avait depuis longtemps en Occident. Mais ce faux principe se tourna ensuite contre leur pouvoir, à mesure que de nouvelles capitales s'élevaient autour d'eux et échappaient à leur juridiction.

Eclairé de Dieu, comme ses successeurs, il sut prévoir quelles seraient les suites d'un compromis qui paraissait facile et que les plus honnêtes gens n'hésitaient pas à lui conseiller; au risque d'être blâmé par plusieurs, il demeura ferme dans sa résistance, et, s'il ne put empêcher le mal, il a du moins l'honneur de l'avoir combattu constamment, et par tous les moyens qui étaient en son pouvoir. En dépit des réclamations intéressées 1, il affirma partout la suprématie du siège de saint Pierre, la seule qui soit fondée sur une autorité divine. Tout en respectant religieusement l'ordre établi dans la hiérarchie catholique 2^ il insiste fréquemment, dans ses lettres aux évêques, sur le désir d'être mis au courant de tout ce qui se passe dans leurs diocèses.

Ce fut un semblable désir, joint au peu de conhance qu'il avait dans Anatole •', quile porta, en 453, à charger JuHen de Cos de le représenter à Constantinople auprès de l'empereur, et d'y soutenir en son nom, suivant les instructions qu'il lui donnerait, les intérêts du siège apostolique et de F ÉgHse universelle. Il le recommanda à ce titre à Marcien * et à Pulchérie ^, et à partir de cette époque jusqu'après la mort de Marcien, plusieurs lettres font voir qu'il

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