Voy. Luc, XVII, IÎ
2 . Senn. LXXXIV, in octavis apostolorum Pétri et Pauli. Voy. V Admonitio qui précède ce sermon dans led. des Ballerini, t. I, p. 33i
tous les Orientaux crurent devoir s'accorder, quoique le saint pape Léon eût affirmé qu'il valait mieux la célébrer le quinzième jour avant les calendes de mai (le 17 avril). Il existe des lettres du pape au très clément empereur ^larcien, dans lesquelles il démontre clairement la vérité qu'il veut établir. L'Eglise catholique peut en conclure queTopinion des Orientaux fut moins approuvée que tolérée dans l'intérêt de l'unité et de la paix, et qu'il ne faut plus jamais la suivre à l'avenir : car elle a causé un mécontentement funeste, et perdu désormais toute autorité'. »
On voit, par ces paroles qui terminent sa Clironique^ combien saint Prosper était choqué par la condescendance du souverain pontife ; il s'en faut de peu qu'il ne la blâme ouvertement. Il paraît bien, cependant, que le calcul des Orientaux était le meileur.
Les divergences au sujet de l'époque de la célébration de la pâque avaient commencé presque avec les premiers temps de l'Eglise^, alors que les chrétiens d'Orient la célébraient le quatorzième jour de la lune qui suit l'équinoxe de printemps, quel que fût ce jour 3, tandis que Rome et les Occidentaux la célébraient le dimanche qui suit le quatorzième jour de la lune de mars. Le pape saint Anicet, au milieu du second siècle, avait toléré cette difiPérence, qui