‹ St. Pierre Damien (1007-1072). --Chapitre 34 sur 72 · F.pist. Y, lib. i · texte numérisé non relu

F.pist. Y, lib. i

2. Et si pauca sunt ista, etiam ruonarchias addidi, imo subiato rege de medio (Henri III), totius romani imperii vacantis tibi iura permisi ( ibid .) — Ego te quasi patrem imperatoris esse constitui (ibid..).

LÉON IX ET VICTOR II

jeune roi amèneront d’interminables querelles entre la Papauté et 1 Empire. Nous aurons l’occasion de voir la part que prit Damien à ces événements.

Vers les fêtes de la Pentecôte de 1057, il fut atteint, hors de son monastère, d’une grave maladie dont il envoya le récit détaillé h un de ses moines de Foule-Avellana, Rudolphe, futur évêque de Gubbio et Ariprand1. Ses souffrances se prolongèrent d’abord durant sept semaines, puis, ayant, pendant sa convalescence, rompu trop tôt la diète à laquelle les médecins l’avaient condamné, il fit une rechute, qui l’obligea de nouveau à garder le lit pendant vingt autres jours. Il crachait le sang et h de certains moments les médecins désespèrent de le sauver. Il en arriva à cette extrémité qu’on jugea opportun de lui donner l’extrême-onction et de l’étendre sur la cendre etlecilice, comme on le faisait alors pour ceux qui étaient sur le point de rendre le dernier soupir. Mais Dieu, dit-il, lui fitla grâce de tout supporter en patience et sans murmurer et de le remercier d’être ainsi traité par lui en enfant préféré. Il se remit pourtant et attribua sa guérison au miracle. Voici d’ailleurs en quels termes lui-même raconte agréablement la chose : « Il y avait dans ce désert (sans doute Gamugno ouAcerata) un frère du nom de Léon, tout chargé d’ans, mais plus vénérable encore par sa sainteté et sasimplicité d’âme. Unhommeresplendissantde lumière lui apparut durant son sommeil etlui demanda ce qu’il faisait : « Je dors, répondit l’ermite,

« mais j’ai le cœur tout triste à la pensée de la mort « prochaine de mon prieur Pierre Damien » L’homme alors : « Dis à ce Pierre Damien dont tu

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