I. Epist, VII, lib, v
s’y plaignait de ce que les hérésies, qu’il avait crues à jamais bannies de Milan, y reparaissaient plus audacieuses et il exhortait les clercs milanais à lutter contre les ennemis de la discipline ecclésiastique et à ne se décourager pas en dépit de leur petit nombre. L’audace qu’ils montraient leur était manifestement inspirée par l’Esprit-Saint1.
Le légat soupirait après le repos de sa cellule et de son désert du Mont-Catria. Les soucis de ses charges diverses et les tristes circonstances où il les devait exercer l’accablaient. Il profita de ce qu’il avait été dépouillé, on ne sait à quelle occasion, de ses revenus ecclésiastiques et même de ses ornements pontificaux pour solliciter non sans quelque amertume de pouvoir se démettre de son évêché d’Ostie et de toute autre fonction.
Dès que Nicolas II avait été élu, il l’avait supplié de lui permettre de rentrer à Fonte-Avellana, mais le pape n’avait pas consenti à se priver d’un auxiliaire aussi utile. Résigné pendant quelques mois, il revenait à la charge dans une lettre commune au pape et à son archidiacre Hildebrand. Les ressources de son monastère étaient épuisées soit, prétendait-il ironiquement, par les fréquents séjours qu’y avaient faits ses deux correspondants, soit par le fisc. Celles de son église d’Ostie avaient été aussi amoindries et réduites. « Que me reste-til donc à faire, soldat sans solde, que de quitter le ceinturon et la chlamyde? Prenez pour vous mon évêché et mes monastères et qu’on ne m’objecte plus mes bénéfices. Que votre bienveillance sache que je les remets entre vos mains irrévôcable-