‹ St. Pierre Damien (1007-1072). --Chapitre 45 sur 72 · I. Epist. XIV et XV, lib. v · texte numérisé non relu

I. Epist. XIV et XV, lib. v

SAINT PIERRE DAMIEN

ment et que, ma vie durant, je ne les reprendrai plus1 ».

Cette lettre étant encore restée sans réponse, Damien écrit à nouveau et cette fois-ci deux vrais traités. Si on lui en avait laissé la liberté, y disaitil, il aurait déjà sous Etienne X, qu’il appelle son persécuteur, abdiqué tontes ses dignités, qu’on lui avait imposées contre les Canons et malgré lui. Le pape sait combien de plaintes U lui a faites à ce sujet et avec quels gémissements et quels profonds soupirs il l’a souvent supplié d’exaucer sa requête. Alors on lui avait objecté l’intérêt de l’Eglise, qui semblait menacer ruine. Mais, aujourd’hui, l’Eglise est eu paix. Que le pontife ne refuse donc pas le repos à ses cheveux blancs, à sa vieillesse qui se fait chaque jour sentir plus pesante. « Pour tous les péchés que j’ai commis dans ma charge j’abandonne mon droit épiscopal et, par l’anneau que je vous renvoie, j’y renonce sans espoir de revenir jamais sur cette décision. Je rends aussi les deux monastères que l’on m’avait confiés et j’implore l’autorisation qu’obtient tout vétéran, de prendre ma retraite*. »

Mais, lui disait-on, l’évêque ne peut pas plus se séparer de son Eglise, qui est pour lui comme une épouse, que le mari ne peut quitter sa femme. A ses yeux, le parallèle ne se soutient pas et il rapporte de nombreux exemples de prélats qui ont eu permission d’abdiquer. Saint Grégoire non seulement acceptait de telles démissions, mais parfois il les sollicitait. Et n’est-il pas cent fois préférable qu’un pontife indigne, tel, par exemple, qu’un

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