Stalles de la cathédrale de Rouen
r^ iiiglois s'occupait de mettre la dernière main aux différens ouvrages qu'il avait entrepris et à oeuz qu^il comptait publier de nouveau avec de nombreux perfectionnemensy lorsqu'une mort prématurée
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ij AVERTISSEAIEKT
est venue le frapper au milieu de ses travaux inachevés.
Un instant les admirateurs de son beau talent ont pu craindre de se voir déshérités du Irait de ses veilles; mais le zèle et le dévoûment de ses amis ne pouvaient faillir à la noble tâche qui leur était léguée : bientôt on acquit la certitude qu'aucune des publications si impa* tiemment attendues ne serait perdue pour la science et pour le pays.
S'il appai h liait aux amis de notre illustre concitoyen de recueillir religieusement les matériaux épars de ses travaux projetés , de les coordonner , de les disposer , enfin ^ pour la publication , il était également du devoir des éditeurs rouennais de contribuer à l'accomplissement de cette œuvre nationale , en y apportant leur concours et leurs soins.
Nous donc aussi, nous devions prendre part à cette tâche honorable , et nous avons voulu ^ autant que cela nous était possible , payer notre
DES L bIT£URS. Uj
dette en éditant l'Essai historique sur les StaUes de la Cathédrale de Rouen, Les plus généreux encouragemens ne pouvaient d'ailleurs manquer à notre entreprise ; l'appui chaleu* reux que s'était empressé d'offrir à la famille de £.•!!. Lauglois, Tauteur des Tomèeaux de la Cathédrale f nous était naturellement acquis , et nous n'avons pas besoin de dire que M. Deville a rempli sa promesse spontanée avec autant de talent que de zèle. 11 ne s'est pas borné à mettre en ordre l'ouvrage inachevé de IjangLois; il a voulu en étendre l'intérêt, en y intercalant, comme développement nécessaire, la plus grande partie delà dissertation du même auteur sur les déguisemens monstrueux et les fêtes des Jous^ curieux opuscule que son peu de volume et sa larclc aui aiciil bientôt rendu introuvable^ et que notre édition conservera en le maitipliant.
M. Deville a, en outre , enrichi le volume de précieuses notes relatives aux anciens corps de
métiers dont les miséricordes des Stalles offrent
ïïw AYEHTISSEMENT
de si nombreuses représentations; enfin^ il Ta
terminé par un appendice qui renferme d'intéressans détails sur l'exécution de ces singulières sculptures , ainsi que sur les modestes artistesiniagiers qui ont coopéré à cette œuvre monumentale.
De son côté » M. Ch. Kichard j qui a rendu à là. mémoire de notre savant ami un si touchant hommage par la notice saisissante et si véri'
dique qu'il a consacrée à sa vie et à ses travaux, a bien voulu contribuer à l'enrichissement de noire volume en nous autorisant à réimprimer, en tête, cette notice dont une édition de luxe, tirée à très petit nombre, limitait forcément la possession à quelques amateurs privilégiés.
Enfin , M. Brevière ^ que nos regrets ont suivi dans la capitale, où sa place était depuis longtemps marquée au premier rang des graveurs sur bois, a voulu consacrer aussi un souvenir au grand artiste dont nous déplorons la perte, en offrant le portrait placé au frontispice de ce
DES ÉDITEURS. v
volume, portrait qu'il a exécuté avec un rare
bonheur, d'après le beau médaillon de David.
Comme on le voit y avec tant de richesses mises à leur disposition , au milieu de tant de secours offerts généreusement de toutes parts» la tâche des éditeurs était facile ; ils n'avaient à apporter à ce travail commun que le tribut de leur mise en œuvre, et qu'une exécution matérielle qui fût digne en tous points du monument que , pour leur part , ils désiraient élever à la mémoire de £.-H. Langlois. C'est au public à décider s'ils ont acquitté leur dette.