DIALOGUEL AUGUSTE ET BOLESLAS, : AUGUSTE
Get ami d'enfance, ce cher Stanislas, je vais donc enfin le revoir. Mais qu'il m'a fallu de peines pour arriver ici! Jamais je À raurais cru le rencontrer dans le quartier né à le plus bruyant de Vienne et chez un luthé -
j rien. Est-il possible qu'il ait changé ?
BOLESLAS
Mon bon maitre e Rostkow.
AUGUSTE
Toujours sage ?
BOLESLAS
Toujours.
AUGUSTE, Toujours pieux ?
BOLESLAS, Comme un ange,
AUGUSTE
Dieu en soit bénr!
BOLESLAS
Sa vertu fait l'admiration de tous ceux qui le connaissent, On se presse pour le voir Prier dans les églises, où semble presque toujours en exiase. Et si VOUS saviez avec quelle rigueur i] traite et châtie son COrps, Si délicat et si Pur! cela me fait frémir. Tout ce Qui peut blesser l'innocence, un
st enCore ce qu'il était à
PA
mot trop libre, un rien lui perce le cœur.
L était à Souvent, j'en suis témoin, il a perdu l'usage des sens, suffoqué par la douleur de voir Dieu offensé. Comme il faut être cruel pour n'avoir point pitié de ce saint enfant !
AUGUSTE
On le fait donc souffrir ?
BOLESLAS
Oh! rien ne saurait troubler la tranquil lité de son âme.
AUGUSTE
Mais comment a -t-il pu choisir une de
meure où tant de choses doivent alarmer sa piété ? É
BOLESLAS
Il a dû obéir à son frère aîné. Ce jeune + seigneur trouve ici les distractions et les
{ qui : .
Tt amusements dont il est si avide, et auxvoir E , ue . quels il se livre avec tout l’emportement de . | son âge. Aussi semble-t-il ne pouvoir plus ; ” 1 passer un seul instant chez lui. Et son gou- Fa LE 10 ,. - .
a verneur Bilinski, au lieu de lui imposer un se + frein salutaire, court au-devant de [ses UI ln
moindres désirs... Le voici encore avec lui :
ill'entraine sans doute à quelque parti de plaisir.