AUGUSTE ET STANISLAS
AUGUSTE et STANISLAS (ensemble).
Auguste ! Stanislas !
Cher ami, il m'est donc donné de te serrer encore une fois dans mes bras. C’est la Providence qui tamène ici, je n'en puis douter. Oh! que je suis heureux!
AUGUSTE
Et moi, bien plus encore de voir que tu as échappé à la mort. La nouvelle de ta maladie m'a causé de vives inquiétudes : je craignais de ne plus revoir sur la terre celui qui fut si bon pour moi.
'e, un gouute, à moi, t si l’autre ces ? Mais l avec lui.
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te serrer C'est la ER puis FI
" que tu le ta ma udes : je la terre
Je reconnais ton bon cœur, et je te remer- | cie... Auguste, nous nous voyons peut-être pour la dernière fois.
AUGUSTE
Quoi! toujours cette pensée de la mort ?
La mort et bien d’autres événements peu -
} vent nous séparer... Mais depuis quand es-tu arrivé ?
AUGUSTE
Depuis hier. Sais-tu que je t'ai cherché . dans tous les quartiers de la ville ?
Paul trouvait celui -ci bien beau et nous . nous y sommes établis.
AUGUSTE
ds lui plaire! Tu l’aimes donc beau -
C'est mon frère ; ne dois-je pas l'aimer et : faire mon possible pour lui être agréable ?
Le 8%:
AUGUSTE
Te voilà donc complétement dans le
monde ?
Dieu est si bon: j'espère qu'il ne m'abandonnera pas.
AUGUSTE
Tu es parfaitement heureux ?
Un chrétien peut toujours l’être.
AUGUSTE
Pourquoi donc avez-vous abandonné le
collège où vous avait placés votre père?
Pouvait-il manquer quelque chose à vos |
désirs ?
Jamais je ne fus plus heureux que dans.
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Poe
cette sainte retraite. Là, sous la conduite
des bons Pères, notre vie s’écoulait doucement dans le silence des choses humaines.
Il y avait chez tous ces nobles jeunes
gens un grand amour de l'étude et du devoir. Dieu semblait avoir lui - même formé
Jeurs cœurs, et tous, oubliant l'éclat de leur naissance, aspiraient à la véritable grandeur. Aussi la vertu régnait-elle en souveraine, et la piété pouvait-elle se montrer sans.
| crainte. O solitude, ravissante solitude, il ne m'a- quand pourrai- je te retrouver ?
t dans le
AUGUSTE
Ce bonheur n’a pas duré longtemps.
Héias! non; je n’en étais pas digne. Tu sais
re. qu’à la mort du généreux Ferdinand, le nouvel empereur força les Jésuites à fermer leur
maison. Que de pleurs nous avons versés.
pandonné le “en nous séparant de nos maitres chéris. votre père? El a fallu quitter l'asile qui nous avait chose à vos abrités contre tout danger, cette sainte cha pelle où il semblait que nous laissions notre
Dieu.
X que dan# la conduite - mA Siné alait douce-” Console- toi, Stanislas; ce bonheur, tu le humaines. dretrouveras UR jour...
bles jeunes” tude et du -STANISLAS.
nême formé ©: Je l'espère.
AUGUSTE
Lorsque, devenu le maître de tes actions, tu prendras la place qui t'est réservée parmi « la noblesse polonaise. Tu seras libre enfin."
Auguste, peux-tu méconnaitre ainsi ton ami? Cette liberté, je n’en veux point.
AUGUSTE
Que veux-tu alors ?
Cher ami, ce que je veux, c’est le bon- M heur, c’est le ciel, c’est Dieu lui-même. .
AUGUSTE
Quoi! tu renoncerais aux avantages de ta naissance ?
Dès aujourd’hui, si je le pouvais.
AUGUSTE
Tu es s1 jeune !
Il y a longtemps que Dieu m'appelle.
| 17 4 AUGUSTE
e tes actions, M servée parmi « s libre enfin.
Mais les obstacles sans nombre...
PÉRTYE
Je les surmonterai.
re ainsi ton