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te, vous vous qui que nous re ?
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s quelle 1e nous tre ten uraient l nous sement à santé
sk î Ke pol !
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est meilleure que jamais. N'est - ce pas, Bilinski ?
BILINSKI.
Seignsur, grâce à vos bons soins et à votre fermeté.
PAUL
Auguste, je vous l’avouerai avec peine, mon frère n’est plus ce jeune homme si doux, si aimable, avec qui nous trouvions tant de plaisir à Rostkow. Il est devenu timide, sombre, scrupuleux à l'excès. Depuis quelque temps surtout, il vit retiré ; il est rêveur ; on dirait qu’il médite quelque grand projet. Mais qu'il y prenne garde !
AUGUSTE
Ce que vous me dites, Paul, m'étonne grandement, après les choses admirables qu'on m'a racontées de votre frère. Ne vous laissez - vous pas tromper par les apparences ? Vous savez qu’ii a toujours fui le tumulte du monde, pour lequel il n’est pas fait. Ou bien faudrait-il craindre que des liaisons pernicieuses….
BILINSKI.
Je ne sais ce que vous entendez par là, sei gneur August:; mais je sais qu'au lieu de
| fréquenter le monde, où l’appellent la volonté : de ses parents et sa naïssance illustre, au lieu “À de choisir les sociétés d'élite, où monseigneur (il s'incline du côté de Paul) brille avec tant d'avantages, on le voit au milieu des pauvres et des misérables, jusque dans les prisons, distribuer follement des revenus qu'il devrait employer à soutenir l'éclat de son nom. En ce moment il doit être dans quelque bouge infect, faisant le catéchisme à des enfants couverts de haïllons. Est-ce | ainsi qu'un Kostka doit se déshonorer ?
AUGUSTE
C'est là ce qui honore infiniment un chrétien. Oui, il est bien plus glorieux de faire entendre quelque douce parole dans les noirs cachots où habite le désespoir, et de laisser tomber quelques parcelies de son superflu dans le sein des pauvres, que d’alier prodiguer son or à un histrion, à un balladin, et de courir après ces plaisirs frivoles et trompeurs qui laissent le cœur blasé, quand ils ne le souillent pas.
BILINSKI.
Les distractions et les amusements sont-ils donc interdits ?
a volonté , au lieu seigneur ivec tant pauvres prisons, qu’il dede son ns quel hisme à Est-ce er ?
n chréde faire ans les r, et de de son d’alier Iladin, bles et quand
nt-ils
NE
PAUL
Dieu exige-t-1l que, pour le servir, on se condamne à un isolement sauvage ? Le jeune homme peut-il oublier que le printemps de la vie passe vite et que ces plaisirs qui s'offrent à lui, si enchanteurs, s’enfuiront devant les glaces de la vieillesse ?
AUGUSTE
Hélas! je ne le vois que trop, vous aussi, mon cher Paul, vous êtes séduit par cet âge des illusions et des chimères qui a trompé tant de jeunes cœurs. La soif, ou plutôt la fièvre des plaisirs vous montre partout des fleurs et vous cache les épines ; elle dore cette coupe au fond de laquelle se trouve tant d’amertme. Mais l'enchaniement sera bientôt évanoui ; et alors vous compren drez ce que Stanislas comprend aujourd’hui : que le véritable bonheur ne se trouve que dans la pureté du cœur et dans le témoignage d’une bonne conscience.
PAUL
Que voulez - vous ? Je suis jeune, je suis nobie et je me sens incapable de goûter
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‘ces maximes. Il me faut du bruit, de l’agitation ; j'aime les émotions du théâtre, les enivrements du bal; j'aime tout ce qui peut alléger le poids du temps. Mon frère a d’autres goûts, je l'en plains sincèrement ; mais il faut qu’il change, il le faut, et, pour cela, je compte sur les bons conseils que vous lui donnerez. Adieu, on m'attend làbas.
DIALOGUE IIl.
AUGUSTE ET BILINSKI.
AUGUSTE
Voudrait-il réellement forcer Stanislas à quitter cette vie calme et vertueuse qui fait tout son bonheur ?
BILINSKI.
Il veut que Stanislas imite sa frivolité :
c’est le seul moyen de lui plaire.
AUGUSTE
Mais cela est impossible.
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RE
uit, de l’a héâtre, les :e qui peut n frère à cèrement ; 1t, et, pour aseils que attend là-
Stanislas leuse qui
frivolité :
BILINSKI.
Il le faut cependant.
AUGUSTE
Expliquez - vous.
BILINSKI.
S'il ne change, Paul le poursuivra, le harcèlera sans cesse. Il ne lui épargnera aucun sujet de confusion, et, s’il le croit nécessaire, il multipliera les mauvais traite ments.
AUGUSTE
O ciel!
BILINSKI.
Ne l’a-t-1il pas déjà fait? Ne l’ai-je pas vu lever sur son frère un infâme bâton, et accabler de coups cet enfant qu’on admire malgré soi ?
AUGUSTE
Vous l'avez souffert, vous, son gouverneur ?
BILINSKI.
Son gouverneur! Est-ce qu’ïn jeune homme de hauts: naissance, qui étudie loin
de ses parents, peut avoir un maitre, un gouverneur ? D’ailleurs, est - ce ma faute, à moi, si l’un est emporté outre mesure et si l’autre ne sait pas se plier aux circonstances ? Maïs voici Stanislas, je vous laisse seul avec lui.